Avez-vous atteint vos objectifs de performance avec la R.S.16 à Melbourne ?
J’estime que nous avons réalisé des débuts très crédibles dans l’ensemble. L’équipe se soude à merveille et nous avons su répondre aux défis techniques et sportifs de notre premier Grand Prix en tant que nouvelle écurie. Nous avons connu un week-end sans problème, ce qui était positif pour mener notre programme et tirer le meilleur de la voiture. Nous avons exploité au mieux le nouveau format des qualifications, ce qui est à mettre au crédit de l’équipe et de sa capacité de réflexion. Nous avons été plus rapides en course que nous le prévoyions après les qualifications, mais nous avons bien géré cet aspect. Kevin a joué de malchance avec une crevaison précoce avant de revenir tandis que nous n’aurions pas pu demander plus à Jolyon. L’ensemble était vraiment bien. Nous n’avons pas inscrit de points, mais nous sommes huitièmes au championnat, premiers parmi ceux qui doivent ouvrir leur compteur ! Pour une première sous les couleurs Renault, nous sommes en position crédible.

Qu’avez-vous appris sur la voiture à Melbourne ?
Elle s’est comportée conformément à nos prévisions. Nous avons éliminé les problèmes en essais ou nous avons su les régler pour être fin prêts à Melbourne. Nous étions un peu mieux que prévu en qualifications, mais le rythme de course de la R.S.16 était bon. Nous avons parfaitement étudié la dégradation des pneus et elle s’est parfaitement comportée durant le GP, tant sur les relais courts que sur les longs. C’est une excellente base qui sera plus performante quand nous le pourrons. Kevin a également utilisé un nouvel aileron avant à Melbourne et ce dernier a répondu à nos attentes. Les deux voitures en seront équipées à Bahreïn.

Le Grand Prix d’Australie a-t-il mis en évidence des domaines d’améliorations ?
Nous allons aborder le développement sur deux fronts : moteur et châssis. En première partie d’année, nous nous concentrerons sur le moteur tout en disposant d’un programme classique de développement pour le châssis. Des évolutions aérodynamiques arriveront sur chaque course, à l’image de nos concurrents, puis nous apporteront des éléments mécaniques complexes au moment d’entamer les essais européens. Nous avons un plan solide pour améliorer la R.S.16, mais il faudra bien évidemment équilibrer nos ressources entre l’année prochaine et nos ambitions pour cette saison.

Où placez-vous Renault Sport dans la hiérarchie et où pensez-vous vous être d’ici la fin d’année ?
J’estime que nous devons d’abord mieux comprendre où nous nous situons au classement. Dès que nous le saurons, nous pourrons nous asseoir, analyser ce que nous pouvons atteindre avant le terme de la saison et comment mener le développement pour y parvenir. Nous comprenons bien la voiture et nous ne perdons pas de temps pour appréhender le déficit de performance. Le but est donc de rentrer, d’examiner et de trouver la bonne méthode.

À quoi devons-nous attendre à Bahreïn, un circuit très différent du précédent ?
Je ne pense pas que ce que nous avons vu à Barcelone ou Melbourne soit inquiétant. Barcelone est plutôt représentatif des niveaux d’appuis standards et du grip mécanique. Nous n’avons rien vu de préoccupant sur la plupart des pistes. Naturellement, nous aimerions faire comme en Australie et nous glisser dans les points si nous le pouvons.

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