Montréal est l’un de ces circuits où il est impératif que le Power Unit délivre une puissance homogène.

« Les lignes droites sont très longues et le pilote a donc besoin d’une très forte accélération. Idéalement, on doit pouvoir atteindre la vitesse maximale à la fin de la ligne droite. Les virages, quant à eux, sont serrés et lents, et le pilote doit donc obtenir rapidement la puissance nécessaire pour négocier les chicanes, mais il faut qu’elle reste homogène pour prendre les épingles. Offrir au pilote la puissance nécessaire au bon moment est l’un des défis majeurs du week-end. Nous avons donc travaillé d’arrache-pied avec nos écuries partenaires pour développer des cartographies moteur et trouver des réglages adéquats.

Le Circuit Gilles-Villeneuve soumet les composants internes à une pression intense. Plus de la moitié du tracé se négocie à plein régime, avec deux longues lignes droites, et les points de freinage brutal par lesquelles elles se terminent sollicitent énormément l’ICE. Avec ces lignes droites et ces points de freinage, même les systèmes de récupération d’énergie ne seront pas épargnés. Au final, il est très compliqué de trouver la bonne formule.

Nous restons réalistes à l’approche de cette course. Nous avons beaucoup travaillé pour améliorer la fiabilité et avons réussi à le faire sur les deux derniers Grands Prix, mais nous avons conscience du challenge que représente Montréal au niveau de la performance.
Sachant que la puissance est primordiale, nous devons tenter d’adopter la même approche qu’à Monaco, c’est-à-dire optimiser chaque secteur individuellement.
En revanche, contrairement à Monaco, nous devrons trouver un bon compromis entre résistance et appui pour permettre une performance optimale en qualifications et en course. Nous progressons sans cesse et espérons continuer sur cette bonne dynamique pour nous rapprocher encore plus des avant-postes à Montréal. »

Retour en haut