Ce mardi 13 mars est un grand jour pour Renault Sport Technologies et ses partenaires techniques puisque pour la première fois, les treize teams et les vingt-six pilotes engagés en Formula Renault 3.5 Series ont évolué en piste avec leurs nouvelles montures. Robin Frijns (Fortec Motorsports), vainqueur de l’Eurocup Formula Renault 2.0 en 2011, s’est mis en évidence en bouclant le tour le plus rapide du jour, en 1’47’’006. Au terme de cette première journée d’exploitation par les teams, Nouvelle Formula Renault 3.5 est déjà près de trois secondes plus rapide que sa devancière !

Quelques jours après la présentation officielle de la saison 2012 des World Series by Renault à Paris, en présence d’Alain Prost, une étape importante s’est déroulée aujourd’hui au Paul Ricard avec les premiers tours de roues des vingt-six nouvelles monoplaces confiées aux treize teams engagés en Formula Renault 3.5 Series.

« Lundi, nous avons démarré pour la première fois les vingt-six monoplaces, une à une » explique François Champod, Responsable Technique Compétition de Renault Sport Technologies. « Tout s’est déroulé comme prévu et voir les vingt-six pilotes en piste ce mardi est le véritable aboutissement de tout le travail du service compétition, ainsi que de nos partenaires techniques. Tout s’est très bien déroulé lors de cette première journée et après un temps de découverte, les pilotes ont haussé le rythme crescendo. Atteindre de telles performances dès le premier jour d’utilisation de Nouvelle Formula Renault 3.5 par les équipes est une grande satisfaction. »

L’histoire retiendra que Walter Grubmuller (P1 Motosport) fut le premier pilote de la saison à se présenter en piste à bord de Nouvelle Formula Renault 3.5, à 9h30. Les pilotes consacraient la première heure à vérifier le bon fonctionnement de leurs montures et à s’habituer au DRS ainsi qu’aux nouvelles fonctions du volant. Les premiers chronos ne tardaient cependant pas à tomber et après à peine deux heures d’essais, le record du tour signé au Paul Ricard par Robert Wickens en mars 2011, 1’49’’901, volait en éclat.

Daniil Move (P1 Motorsport) mettait à profit sa grande expérience pour tirer le premier son épingle du jeu. Le Russe bouclait la matinée en tête, avec un chrono de 1’48’’456, devant Marco Sorensen (Lotus), Alexander Rossi (Arden Caterham), Robin Frijns et Walter Grubmuller.

Le travail se poursuivait l’après-midi et les performances ne cessaient d’augmenter. Nico Muller (International Draco Racing) occupait la tête durant une bonne partie de la deuxième séance du jour, puis Robin Frijns, pourtant débutant à ce niveau de la compétition, s’illustrait avec un chrono en 1’47’’489. La première place du Néerlandais était contestée par Alexander Rossi et Jules Bianchi (Tech 1 Racing). Mais en 1’47’’006, le dernier mot revenait à Robin Frijns, leader de cette première journée d’essais collectifs devant Richie Stanaway (Lotus) et Jules Bianchi.

Ils ont dit :

Daniil Move : « Il faut un certain temps pour comprendre toutes les fonctions du nouveau volant. C’est assez déroutant au début et il faut être très attentif, mais tout cela va devenir naturel assez rapidement. Cette nouvelle monoplace est incontestablement plus rapide que l’ancienne. C’est un cran au dessus à tous les niveaux. Nous sommes loin d’en exploiter le potentiel et pourtant nous sommes déjà beaucoup plus rapides. C’est top. »

Nico Muller : « C’est l’aéro de cette nouvelle monoplace qui m’impressionne le plus. Je n’avais pas roulé sur ce circuit avec la version précédente, je n’ai donc pas vraiment de références, mais par rapport à toutes les autres voitures que j’ai eu l’occasion de piloter, la sensation dans les courbes rapides est fantastique. Pour l’instant je trouve le DRS un peu déstabilisant. C’est efficace, mais ça fait mal au pouce ! »

Arthur Pic  : « Nous avons beaucoup roulé aujourd’hui, ce qui est très positif pour la première journée d’exploitation d’une nouvelle monoplace. C’est un grand pas en avant par rapport à l’ancienne voiture. On a vraiment comme une sensation de gain de puissance lorsque l’on actionne le DRS, c’est assez surprenant au début. La plage d’utilisation du moteur est également différente et la sonorité est dingue. »

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