Au Grand Prix de Malaisie, Jolyon Palmer a inscrit un premier point en F1 durement acquis et bien mérité. Porté par cette première, il se rend à Suzuka en en voulant davantage.

Comment vous sentez-vous avec votre première unité au compteur ?
Je suis très heureux, et aussi un peu soulagé. Lors des quinze derniers tours, Carlos Sainz n’était qu’à quelques secondes, dans mes rétroviseurs et chaussé de pneus plus frais. Je devais donc rester concentré et régulier. Franchir la ligne en obtenant ce point était alors une vraie satisfaction.

Vous étiez très frustré après les qualifications. Comment avez-vous inversé la dynamique ?
J’étais assez dur envers moi-même après l’exercice et nous savions que nous avions beaucoup de travail à faire. Nous semblions solides tout le vendredi et le samedi matin, mais tout s’est envolé en qualifications. Nous avons examiné de très près les données et nous avons pu identifier les raisons de mes difficultés. Une fois comprises, j’ai pu me focaliser sur la course et retrouver un niveau de confiance élevé. Nous avons fait un pari stratégique en restant longtemps en gommes dures sur le premier relais. Nous avions eu un plan A et un plan B, mais nous avons finalement mené les durs si loin que cela nous a permis d’en créer un nouveau et de s’arrêter pour chausser les tendres jusqu’à l’arrivée. Les gars sur le muret des stands ont vraiment été souples et nous avons fait un excellent travail d’équipe.

Quel est votre état d’esprit sur la route de Suzuka ?
Positif. Je n’y ai jamais couru auparavant. Je n’y ai même accompli qu’un seul tour, un tour d’installation sur piste humide en 2015. J’ai donc hâte d’apprendre ! Le tracé a l’air très excitant et très technique, spécial avec ses nombreux changements de direction dans le premier secteur notamment. Un circuit à l’ancienne que tout le monde semble apprécier !

Comment vous préparez-vous pour un circuit où vous n’avez jamais piloté avant ?
Le track walk jeudi sera d’autant plus important. On peut y prendre des références et de bons repères. Comme il s’agit de la seconde course en une semaine, il n’y a pas de temps pour revenir à Enstone et aller au simulateur. Je regarderai donc des images embarquées avant de foncer pour quatre heures d’essais vendredi et samedi. Je pense que les EL1 tourneront autour de l’apprentissage de la piste pour monter en rythme.

Quel regard portez-vous sur le Japon ?
Le Japon accueille la F1 comme aucun autre pays et Suzuka est toujours animé quand la F1 débarque. L’an dernier, j’ai pu observer en tant que troisième pilote la passion des fans. Les produits dérivés et les couvre-chefs sont déments. Tout le monde affiche véritablement son soutien. C’est ce que nous aimons voir ! L’histoire entre la F1 et le Japon est bien connue. Sinon, j’ai un faible pour les sushis et la teriyaki donc je mangerai bien sur place.

Plus de points au menu ?
Assurément. Rien n’indique que nous ne pouvons pas reprendre là où nous nous sommes arrêtés à Sepang et j’ai clairement faim de plus de points. Je ne me suis jamais essayé au saké, donc j’espère une bonne course pour fêter cela et m’y mettre dès dimanche soir en compagnie de nouveaux points !

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