Bien que la livraison d’une R.S.16 fumée au garage à la fin des essais de Silverstone ne figurait pas vraiment au programme, Jolyon Palmer se montre positif avant de se rendre en Hongrie sur l’un de ses circuits préférés du calendrier.

Quel est votre état d’esprit sur la route de Budapest ?
J’apprécie vraiment Budapest, qui a été le théâtre de certaines de mes meilleures courses. J’y ai gagné en GP2 Series. J’aime la ville et le lieu tout entier. Le circuit possède une nature différente de beaucoup d’autres avec ses nombreux virages lents. Il y a un goût de Monaco, sans les murs.

Quels sont les défis qui vous y attendent cette saison ?
Évidemment, je vais y disputer mon premier Grand Prix et il faudra garder de nombreuses choses en tête. Le circuit a notamment été resurfacé et c’est une inconnue. Cela pourrait nous aider tout comme cela ne le pourrait pas. Nous ne le saurons vraiment qu’en y roulant ! Les nouvelles surfaces sont toujours un petit saut dans l’inconnu : quelle sera l’adhérence, l’évolution au cours du week-end ou encore le comportement des pneus ? Bien sûr, cela ne change pas le tracé et ne fait pas une grande différence dans l’approche du circuit en question, mais c’est néanmoins un aspect supplémentaire à traiter.

Certaines portions du circuit vous donnent-elles le sourire ?
Il n’y a pas de section particulière à proprement parler que je choisirais, mais plutôt la fluidité de l’ensemble qui en fait un tracé passionnant. Une fois que vous freinez pour le premier virage, vous avez peu de répit jusqu’au retour sur la ligne droite tant les virages se suivent et s’enchaînent rapidement. C’est amusant à piloter et c’est bon pour le spectacle. Espérons que nous puissions avoir un peu de plaisir avec la stratégie et obtenir un résultat solide.

C’est étroit et sinueux, mais y a-t-il des possibilités de dépassement ?
J’y ai eu de superbes courses, notamment dans le premier secteur. Le freinage en amont du premier virage est la principale opportunité de dépassement, mais l’on peut répliquer tout de suite après, ce qui peut permettre de splendides batailles.

En sport automobile, l’équipier est toujours le meilleur point de comparaison. Comment vous jaugez-vous par rapport à Kevin cette saison ?
Il est évidemment légèrement plus expérimenté et il a passé quelques saisons à travailler avec une écurie de pointe. C’est donc une bonne référence. C’est vrai qu’il m’a devancé en qualifications à de nombreuses reprises, mais c’est très proche si l’on regarde les temps aux tours, nous parlons d’un dixième ou de centièmes seulement. Cela tombe juste très légèrement en faveur de Kev. Les courses sont tout aussi serrées et nous nous battons souvent pour le même morceau de piste. Cela montre que nous tirons généralement tous deux le meilleur de la voiture, peu importe les circonstances, ce qui est bénéfique pour l’équipe. Je mentirais si je disais que je ne voulais pas être celui qui est environ un dixième plus rapide en qualifications, mais peut-être y arriverons-nous à Budapest.

Comment se sont déroulés les essais de Silverstone ? C’est devenu assez chaud sur la fin…
Nous avons accompli un bon programme le mercredi, même si nous regardions constamment les nuages en priant pour qu’ils retiennent la pluie. Nous avons examiné différentes pièces et configurations aérodynamiques tout en effectuant des comparaisons de suspension. Ce n’est pas le travail le plus excitant au monde et vous cherchez plus des données comparables que de briller avec le tour le plus rapide de la journée. Même si nous ne l’avons pas fait avec notre temps, nous sommes parvenus à faire briller la voiture elle-même, ce qui n’était clairement pas programmé ! Il semble que c’était dû à une fuite hydraulique, mais heureusement, tout était assez rapidement maîtrisé. C’est arrivé lors de notre dernier tour de rentrée des essais, donc cela n’a pas eu d’incidence sur le programme du jour même si cela a donné un peu de travail inattendu à l’équipe en piste et à Enstone !

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