Après une fin prématurée extrêmement frustrante au Grand Prix d’Italie, Jolyon Palmer espère rebondir dans les rues de Marina Bay à Singapour.

Que pensez-vous de Singapour ?
J’adore Singapour. C’est un défi radicalement différent de Monza. C’est une course en ville avec des murs proches, qui se déroule de surcroît en nocturne. C’est un événement unique au calendrier. J’y ai couru et gagné en GP2 Series et c’était l’une de mes plus belles victoires. J’y ai en fait piloté deux ans de suite et chaque fois avait été très bonne. C’est une bonne occasion d’obtenir un résultat plus solide.

En quoi le pilotage de nuit est-il spécial ?
C’est une sensation à part. Quand on roule de nuit, on peut voir le circuit très distinctement grâce aux lumières, mais la vision est canalisée puisque l’arrière-plan est plongé dans l’obscurité.

Où se situent les difficultés du tracé de Marina Bay ?
Le dernier secteur est tout un défi avec son passage sous la tribune. C’est aussi étroit sur le pont, il faut y rester vigilant. Réussir à enchaîner un tour parfait est un vrai challenge ! C’est assez compliqué d’être bien placé sur le pont et dans le secteur intermédiaire, car les blocages sont faciles comme nous freinons tout en entamant le virage. Et le troisième secteur est sinueux et peu large.

Est-il difficile de dépasser sur cette piste urbaine ?
C’est évidemment délicat. Entre la fin du premier secteur et le début du deuxième, là où le DRS est activable, le virage six représente la principale zone de dépassement. Il y a ensuite le freinage en amont du virage sept. Le circuit est assez étroit à d’autres endroits et c’est assez glissant quand on s’aventure hors de la ligne de course.

Avez-vous une approche différente du week-end ?
La piste évolue beaucoup sur les trois jours. La surface se gomme et les conditions climatiques sont assez variables entre les EL1 et les EL2, puis entre les EL3 et les qualifications. Avoir une bonne compréhension de l’équilibre de la voiture nous offre beaucoup de travail comme il fait généralement plus frais la nuit. Ce n’est pas un week-end classique !

Votre avis sur Singapour en tant que ville ?
Le meilleur aspect de cet événement est qu’il prend place en plein centre-ville. On est donc entouré de tout ce que l’on peut souhaiter. Il faut peu de temps pour trouver un bon restaurant. Et c’est génial de pouvoir goûter à la culture locale.

Une fin de saison assez éprouvante s’annonce, êtes-vous bien préparé ?
J’ai vraiment hâte d’y être. La pause estivale m’a permis de recharger complètement les batteries et je suis totalement dans le coup. Spa et Monza n’étaient pas les circuits les plus simples pour nous, mais je pense que Singapour représente une meilleure occasion. Je pilote mieux que jamais et je suis avide de résultats solides après la frustration de Monza.

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