Entre les points de Singapour et une course écourtée en Malaisie, Kevin Magnussen connait son scénario favori en se rendant sur l’un des circuits préférés des pilotes.

Que pensez-vous de Suzuka ?
C’est l’un des meilleurs circuits au calendrier. C’est toujours un plaisir d’y piloter tant c’est un bonheur. C’est une piste fantastique. Je suis vraiment impatient d’y être.

Quels sont vos souvenirs de votre tout premier tour sur ce circuit mythique ?
Il s’agit de l’un de ces circuits que vous connaissez avant même d’y avoir été tant vous l’avez vu à la télévision ou à travers des caméras embarquées. Tellement qu’il fait partie de votre subconscient. Cela peut sembler étrange, mais il y a du rythme dès votre premier tour. La fluidité et le défi proposé à chaque virage sont tout bonnement fantastiques.

Quel regard portez-vous sur le Japon ?
C’est très différent de partout où j’ai pu aller. Les fans japonais sont fous de F1 et ils nous réservent un tel accueil. Visiter le Japon est toujours une expérience très agréable.

Qu’avez-vous retiré de la Malaisie ?
J’ai retenu beaucoup de positif de la Malaisie. Je n’ai pas eu un week-end facile avant les qualifications avec l’incident en EL1 puis le retard à rattraper en EL2. Nous avons néanmoins tout mis ensemble en qualifications pour obtenir la quatorzième position. C’était un excellent résultat, tout en découvrant que l’on pouvait faire encore mieux. Cela nous ouvrait des perspectives intéressantes en course, mais comme cela arrive parfois en sport automobile, notre potentiel a été réduit à néant en un rien de temps. De l’autre côté du garage, Jo a marqué le point de la dixième place, démontrant ainsi que la voiture avait une fois de plus un bon rythme de course. J’aurais aimé voir où j’aurais pu finir.

Dites-nous ce qu’il vous est arrivé…
C’était un incident au premier virage, aussi simple que cela. Le contact entre Sebastian Vettel et Nico Rosberg a amené le peloton à tenter de les éviter. J’étais bien placé à l’intérieur avant d’être embouti par Daniil Kyvat, ce qui a touché mon diffuseur. Mon aileron avant et le grillage du tambour de refroidissement des freins ont été endommagés par Esteban Gutiérrez devant. Nous avons pu remplacer l’aileron avant, mais il était impossible de faire quoi que ce soit pour les freins. Ceux-ci ne fonctionnaient plus à cause des dégâts qui impactaient tant l’aérodynamique que le refroidissement. Nous aurions pu faire avec la perte d’aéro, mais les freins surchauffaient et l’équipe a dû me rappeler pour abandonner.

Frustrant ?
Oui, c’est frustrant, mais la course est parfois ainsi. Dans l’ensemble, je suis reparti avec des ondes positives. Même si tout le développement technique est passé sur la monoplace de l’an prochaine, l’écurie continue de bien progresser sur l’exploitation du potentiel de notre voiture 2016. Nous sentons clairement que nous avons de plus en plus les choses en main pour tirer le maximum de la R.S.16 en toute situation. Si cela se poursuit à Suzuka et le reste de la saison, nous devrions être en mesure de maintenir ce niveau de performance.

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