Que pensez-vous du Sotchi Autodrome ?
C’est un circuit assez unique avec de belles courbes. Il est différent des autres. Le niveau d’adhérence de la piste est assez bon également. Concernant le tracé, le virage 3 semble interminable tout en se négociant à plein régime. Ensuite, de nombreux virages donnent l’impression de freiner trop tard, mais comme ils s’ouvrent, vous devez alors vous concentrer pour en ressortir du mieux possible. L’approche du pilotage y diffère légèrement par rapport à d’habitude.

Avec le recul, la casse de votre suspension en Chine a-t-elle déclenché une crise ?
Honnêtement, ce n’était pas un drame au volant. La suspension s’est affaissée et il y a eu une crevaison. C’était assez facile à gérer. Bien entendu, il a fallu beaucoup de temps pour réparer la voiture. C’était frustrant de faire l’impasse sur les séances et encore plus quand j’ai vu samedi matin qu’il pleuvait alors que la course se déroulerait sur le sec. En fait, ce n’est qu’en qualifications que j’ai pris pour la première fois le dernier virage sur piste sèche !

Que vous a-t-il manqué après être resté dans le garage la majeure partie des EL1, puis l’intégralité des EL2 ?
Chaque tour au volant vous permet d’améliorer tant votre pilotage que votre connaissance de la voiture, du circuit et des pneus. Généralement, vous êtes de plus en plus régulier à chaque tour. Manquer une session n’est pas très grave. En manquer deux tout en ayant la troisième dans des conditions humides alors que le reste du week-end sera sec ? C’est loin d’être idéal.

Comment était votre course ?
Elle a été assez régulière et peu mouvementée. Ce n’est pas un problème quand vous êtes aux avant-postes, mais ce n’était pas le cas et j’oublierai rapidement cette course ! Tout le monde a rallié l’arrivée et nous n’avons pas pu capitaliser sur une fiabilité supérieure à celle de nos adversaires. Nous espérons clairement mieux en Russie.

En 2014, vous vous êtes qualifié sixième avant de terminer cinquième de votre premier Grand Prix de Russie. Un souvenir particulier ?
Nous avions reçu une pénalité pour un changement de boite de vitesses. Il a fallu travailler dur pour obtenir cette cinquième place, mais c’est toujours intéressant de découvrir une nouvelle destination et un nouveau circuit.

Feriez-vous mieux que Jolyon si vous tentiez une danse cosaque ?
Je l’ai vu s’essayer à la salsa sur une plage donc je pense qu’il serait meilleur que moi.

D’autres expériences russes que vous souhaitez partager ?
J’ai été deux fois au Moscow Raceway en 2012 et en 2013 avec la Formula Renault 3.5 Series. J’y ai fini deuxième. La Russie m’a plutôt bien traité, mais je ne peux pas dire que je connaisse bien la nourriture locale. En revanche, on m’a parlé d’une certaine boisson…

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