Le gain en performance relative vu à Budapest provient du dur labeur accompli à Enstone et à Viry. Nick Chester, Directeur Technique, explique les défis pour conserver la dynamique au Hockenheimring.

L’équipe a semblé faire des progrès en Hongrie ? Comment cela a-t-il été possible ?
Un certain nombre de facteurs poussent à l’optimisme après notre visite au Hungaroring. Nous avions le rythme pour que Jolyon marque un point. Et ce n’était pas une course d’usure, donc il s’agissait d’une vraie performance.

La majeure partie de ce gain vient tant de nouveaux éléments que d’approches différentes sur les réglages. Nous avons énormément appris lors des essais de Silverstone et cela se ressent. Nous avons clairement un meilleur équilibre de la monoplace afin d’exploiter plus efficacement les pneus et nous progressons aussi dans les virages lents et à moyennes vitesses. Le rythme de course montre que les Essais Libres 3 n’étaient pas une illusion.

Y en a-t-il encore plus à venir ?
Nous avons d’autres avancées dans ce sens. Quelques pièces supplémentaires viendront sur la voiture et nous en apprenons à chaque sortie, donc nous aimerions voir de nouveaux progrès.

Quelle est l’approche technique pour Hockenheim ?
C’est une combinaison de virages lents et rapides avec d’assez longues lignes droites. La portion lente-moyenne du Stadium est la clé pour établir de bons temps. Les niveaux d’appuis aérodynamiques sont également plus familiers que les fortes charges requises en Hongrie.

Nous allons tenter de générer de l’adhérence dans les virages lents. Nous examinons pour cela les aspects mécaniques et aérodynamiques de la voiture. Du point de vue mécanique, cela passe par l’équilibre de la voiture, la proportion de la rigidité des suspensions à l’avant et à l’arrière ainsi que la manière de la régler pour obtenir une monoplace stable et assez mordante en entrée des virages lents. Pour l’aérodynamique, il s’agit d’ajouter de l’appui sur une voiture efficace en virages lents, où elle a une plus grande hauteur de caisse. Nous aurons également quelques nouvelles pièces à essayer qui devraient nous faire du bien.

Quel est le potentiel à Hockenheim ?
Les prévisions sont assez semblables à de nombreux autres endroits. Les exigences ne sont pas extrêmement spécifiques et assez similaires à celles rencontrées en Autriche. Nous nous attendons à un résultat semblable, sans oublier les gains récemment extraits de la voiture.

Quelle est l’avancée du programme 2017 ?
La majorité de nos départements est tournée vers 2017. Nous avons un gros programme en soufflerie et nous affinons les plans de la voiture. 2017 représente un énorme changement avec une monoplace large, posée sur des gommes larges, un package aérodynamique totalement différent, de nouvelles charges sur le châssis, un groupe propulseur modifié, tout comme l’installation à l’arrière du châssis… Il y a un travail colossal à abattre. C’est un défi très excitant et motivant pour l’ensemble de l’équipe chargée du dessin.

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