À Melbourne, la séance de qualifications et la course se déroulent en fin d’après-midi. La température de la piste baisse donc dans les derniers tours du Grand Prix, un facteur qui peut faciliter la gestion du refroidissement sur le Power Unit. En revanche, le soleil couchant peut perturber la vision des pilotes.

-  Cette saison, chacun d’entre eux dispose de seulement quatre Groupes Propulseurs contre cinq l’année dernière. Avec un Power Unit en moins et une course de plus au calendrier, les pièces doivent maintenant couvrir 1 000 km supplémentaires par rapport à 2014, soit une augmentation de 33% ! C’est également plus de deux fois la distance d’un aller-retour entre Paris et Londres.
-  Durant l’intersaison, la vitesse de développement a permis au Power Unit de gagner 5% en matière de rendement sur l’ensemble de la gamme des régimes « moteur » comparé à la dernière course 2014. C’est à dire que le propulseur peut fournir une puissance accrue en consommant la même quantité de carburant. Par rapport au début de la saison dernière, nous sommes également capables de récolter plus de 25% de puissance supplémentaire via le MGU-H. Ces chiffres permettent au Renault Energy F1 de figurer parmi les meilleurs moteurs au monde en termes de rendement énergétique.
-  Autre changement survenu en 2015, l’utilisation d’un propulseur additionnel n’obligera pas le pilote à s’élancer depuis la voie des stands. Il devra désormais reculer de 10 places sur la grille de départ dès qu’il aura recours à un cinquième exemplaire de l’un des éléments principaux du Power Unit. Si la sanction ne peut être observée dans sa totalité lors de l’épreuve en question, elle sera alors convertie en pénalité de temps à la fin de la course et non plus reportée au prochain Grand Prix.
-  En plus d’essayer de signer le record du tour lors du Grand Prix de F1 dimanche, Daniil Kvyat, pilote Infiniti Red Bull Racing, tentera d’établir le meilleur temps absolu d’une voiture de série sur le Circuit de l’Albert Park. Le jeune Russe s’attaquera jeudi au tracé australien à bord d’une Mégane R.S. 275 Trophy-R.
-  En 2015, la Formule Un se produira en Australie pour la 30ème fois de son histoire. Renault y détient actuellement le record de victoires pour un motoriste avec huit succès décrochés aux antipodes.

Rémi Taffin, Directeur des Opérations
« C’est animés d’un état d’esprit positif que nous allons à Melbourne. Cet hiver, nous avons suivi un développement très agressif avec des objectifs de performance adaptés. Toutes les solutions explorées jusqu’à présent ont été testées en piste et validées. Nous avons apporté des changements importants au niveau des systèmes de contrôle et des différents composants principaux, notamment le turbo et l’ICE. Cela se traduit par une fiabilité améliorée et une « driveability » en progrès constants. Nous pouvons toujours faire mieux dans ce domaine et jouissons d’une flexibilité suffisante pour aller de l’avant grâce à un plan de développement judicieux. En parallèle, nous conservons plusieurs « jetons » pour atteindre encore plus de performance durant la saison.

À l’instant, nous ne souhaitons pas faire de pronostic sur notre état de forme par rapport à la concurrence. Une chose est sûre cependant : comparé à la dernière course de la saison précédente, nous abordons ce Grand Prix d’Australie mieux préparés. Ne parlons pas encore de victoires ou de points ; mais il est évident que nous espérons poursuivre sur notre lancée de la fin 2014. »

Cyril Abiteboul, Directeur Général
« Cette année, nous pouvons réellement affirmer avoir hâte de participer au Grand Prix d’Australie. En 2014, nous abordions le rendez-vous de Melbourne dans un état d’esprit totalement différent. 12 mois plus tard, nous sommes bien plus sereins.
Les changements opérés cet hiver commencent à prendre racine et le site de Viry affiche une belle confiance.
Nous avons conscience de débuter la saison dans la peau de challengeurs, mais savons également que les objectifs fixés en amont des essais hivernaux ont été remplis. Nous avions entrepris de rendre le Power Unit plus fiable et c’est exactement ce que nous avons accompli avec plus de 9 000 km couverts. Nous voulions également améliorer la performance et réduire l’écart avec Mercedes de moitié sur le plan « moteur ». S’il est plus difficile de livrer un jugement sur ces deux points, nos résultats en piste sont venus valider les simulations effectuées aux bancs d’essais, et confirmer que nous avançons dans la bonne direction. Le chemin à parcourir reste encore long, mais la saison l’est tout autant et nous disposons encore de plusieurs atouts dans notre manche pour continuer de progresser en 2015. »

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