Renault aborde 2015 avec deux objectifs bien précis : fournir des groupes propulseurs qui se montrent à la fois compétitifs et fiables, tout en améliorant le niveau de performance par rapport à l’année précédente.

Avec le recul, et après avoir vécu une saison 2014 difficile, Renault Sport F1 a entrepris de faire évoluer la structure de l’usine de Viry-Châtillon pour mieux répondre à ses objectifs. Une importante réorganisation a ainsi été opérée pour lancer la saison 2015 sur de nouvelles bases.

« En Formule Un, les choses progressent très vite. La discipline évolue constamment, tout comme la technologie, et la compétition ne s’arrête jamais. Le site de Viry doit donc impérativement suivre le même rythme, explique Cyril Abiteboul, Directeur Général de Renault Sport F1. L’usine avait besoin d’un nouvel élan. Nous ne manquions pas de moyens matériels ou financiers en 2014 ; nous n’avons en fait pas exploité ces ressources à temps et de façon suffisamment coordonnée pour en extraire leurs qualités optimales.

Durant la brève coupure hivernale, nous avons pris un certain nombre de mesures pour aller de l’avant et progresser. La priorité s’est portée sur des changements structurels. Parmi les différentes transformations apportées, j’en soulignerai trois pour expliquer où se concentreront nos efforts en 2015.

Plus fluide, cette nouvelle structure permettra tout d’abord de répondre au besoin d’évoluer et de s’adapter en permanence au coeur même de Renault Sport F1. À ce titre, deux départements voient le jour : l’un est confié à Rob White et le second placé sous la responsabilité de Jean-Paul Gousset. En tant que « Chief Technical Officer », Rob tirera profit de sa connaissance approfondie de Renault Sport F1 pour établir la stratégie et la feuille de route qui permettront d’acquérir, de développer, et d’utiliser les compétences techniques au sein de la société. Bien sûr, ce pôle gardera un oeil attentif et constant sur notre activité en
Formule Un.

La performance en F1 résultant avant tout de l’efficacité et de la qualité de la productivité humaines, nous avons nommé en parallèle Jean-Paul comme « Organisational Performance Officer ». Ancien chef de production, il gérera désormais l’ensemble du protocole et des procédures. Jean-Paul aura donc à charge de contrôler les détails les plus infimes comme les changements les plus importants, car c’est bel et bien l’association des deux qui stimule et maintient l’esprit de compétition que nous souhaitons voir à Viry-Châtillon.

La création du pôle « développement », avec à sa tête Naoki Tokunaga, a pour but de superviser le département ingénierie, qui reste sous la direction de Jean-Philippe Mercier. Naoki s’occupera directement des branches « performance » et « fiabilité ». L’intégration de ces deux services transversaux nous rapproche du modèle d’organisation existant aujourd’hui dans les écuries de Formule Un. Des passerelles et des synergies naturelles devraient donc s’établir avec nos clients.

Le dernier changement notoire concerne la mission de Rémi Taffin, qui supervisera désormais l’ensemble des opérations de Renault Sport F1, des bancs d’essai à la piste en passant par l’assemblage des pièces. En confiant ces responsabilités à une personne comme Rémi, expert dans le monde de la course, nous souhaitons que l’esprit de compétition ne se limite pas à la piste mais imprègne également tous les ateliers de l’usine. La communication ainsi simplifiée nous permettra d’être plus réactifs face aux changements et d’assurer une meilleure qualité des contrôles et des coûts auprès de nos clients internes comme externes.
Il est encore trop tôt pour ressentir les bénéfices réels d’une telle réorganisation, mais tous les changements ont été réfléchis pour le long terme. En gagnant une plus grande souplesse et une meilleure efficacité sur l’ensemble des opérations, nous devrions commencer à mesurer leurs impacts aux alentours de la mi-saison. »

Même si la concurrence se révèle féroce en 2015, Renault compte bien affirmer sa présence et améliorer le bilan de trois victoires enregistré l’année dernière. « Nous avions un programme de travail clair cet hiver et savons aujourd’hui ce que nous avons accompli, conclut Cyril. Nous pensons avoir progressé sur la performance tout en améliorant la fiabilité. Nous ignorons où se situent nos adversaires, et la question de l’écart entre nos concurrents et nous demeurera en suspens jusqu’aux premiers tours de piste. Cependant, nous sommes confiants quant aux efforts fournis pour rattraper notre retard et nous abordons la saison 2015 avec sérénité.
Notre objectif consiste à réduire l’écart au maximum pour fournir à Red Bull Racing et Scuderia Toro Rosso une monoplace plus performante sur circuits, quelles que soient leurs caractéristiques et leurs sensibilités.
 »

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