Au début des années 1990, Renault change de statut. La Supercinq est remplacée par une Clio qui affiche de nouvelles ambitions. Et sa version sportive est littéralement métamorphosée.

Si Renault a révolutionné le sport automobile en faisant gagner le turbo en compétition, une ère nouvelle débute avec l’arrivée de la Clio. La nouvelle petite sportive du Losange cache un moteur atmosphérique sous son capot, avec quatre soupapes par cylindre.

Quelques mois avant l’arrivée de la Clio 16s en concession, Renault présente sa version ‘circuit’. En novembre 1990, à Nogaro, Jean Ragnotti est déjà aux commandes pour en faire la démonstration. En 1991, ils sont déjà quelques dizaines en piste à batailler pour inscrire leur nom au palmarès de la Coupe. Et cette année-là, le titre reviendra à Patrick Bourdais, le père de Sébastien, futur vice champion de France de Formula Renault, pilote de F1 et quadruple vainqueur du Champ Car.

A partir du mois de mai, la Clio 16s fait également ses débuts en rallye. Homologuée en Groupe A, elle mène Jean Ragnotti, toujours, au deuxième rang du Championnat de France.

Dans sa version route, la Clio 16s dévoile une nouvelle philosophie. La petite sportive mise sur un agrément exceptionnel pour l’époque. Si les GTI étaient spartiates, la Clio 16s s’avère moderne et séduisante. Sa liste d’équipements la fait passer dans une autre catégorie.

La sportivité est aussi affirmée avec un emblématique capot gonflé, laissant apparaître une large prise d’air. Les voies sont élargies, les ailes déployées dans un matériau composite plus léger et la garde au sol est abaissée.

Dans l’habitacle, les sièges prennent la forme de baquets et trois manomètres sont placées au centre de l’instrumentation.

Sous le capot, le bloc 4 cylindres de 1 764 cm3 reçoit une culasse 16 soupapes qui lui permet de développer 140 chevaux. Cette puissance s’exprime pleinement autour de 6 500 tours avec une zone rouge à 7 200 tours/minute. Elle atteint 207 km/h en vitesse de pointe, passe de 0 à 100 km/h en 8,3 secondes et couvre le kilomètre en 29,6 secondes.

C’est surtout par les qualités de son châssis que la Clio 16s devient une référence. Le confort des suspensions autorise un usage quotidien et le train avant est cité pour modèle.

Un an après sa mise sur le marché, la Clio 16s évolue avec l’adoption d’un catalyseur. En 1994, la Clio est légèrement restylée. La Clio 16s devient alors Clio 16v et se voit dotée de nouveaux équipements comme l’airbag conducteur, l’anti-démarrage et de nouvelles jantes.

Retour en haut