Si Yas Marina et Abou Dhabi ont déjà accueilli plusieurs finales mémorables du championnat, celle de 2012 restera dans les annales grâce à la victoire surprise de Kimi Räikkönen pour le Lotus F1 Team.

Durant l’année, l’équipe était montée plusieurs fois sur le podium, mais la première marche lui échappait face à la féroce concurrence de Red Bull, Ferrari et McLaren. Ricardo Penteado, ingénieur moteur de Kimi Raikkonen, se remémore de ce succès tant attendu :

« Lewis Hamilton avait signé la pole, mais nous avions également fait une belle qualification en plaçant Kimi au quatrième rang sur la grille. Au premier virage, Lewis tenait sa ligne pour conserver l’avantage et Kimi réalisait un superbe envol pour se positionner dans son sillage. Je m’étais alors dit que nous pouvions obtenir un excellent résultat en continuant ainsi, mais le train-train prenait le dessus jusqu’au vingtième tour. À plusieurs reprises, Kimi avait défié Lewis sans succès. »

« Néanmoins, tout changeait au vingtième tour. Un problème technique contraignait Lewis à renoncer. Kimi était en tête ! Dès lors, la tension est montée d’un cran. Nous pouvions jouer la gagne et pas seulement un podium. Je ne me rappelle plus trop la mi-course, nous étions trop concentrés, mais Fernando Alonso revenait dans les derniers boucles. La tension dans le garage montait encore d’un cran. Elle était perceptible tant à la radio qu’avec Kimi… Son ingénieur continuait de lui donner des instructions, probablement pour se rassurer, mais Kimi l’ignorait totalement en lui ordonnant de le laisser tranquille, car il savait ce qu’il faisait ! Nous avons tous ri de ce sketch en plein océan de stress. C’était toujours comme cela avec Kimi, la radio n’était jamais ennuyante ! »

« De notre côté, la partie moteur, nous savions que ce serait tendu. Kimi attaquait tellement que nous frôlions la limite pour nous assurer du minimum d’essence requis. Les boucles effectuées derrière la voiture de sécurité entre les tours 39 et 42 nous avaient grandement aidés. Sans cela, nous aurions probablement dû l’arrêter juste après le drapeau à damier. »

« Après le Grand Prix, l’ambiance était exceptionnelle. On pouvait voir à quel point cette victoire comptait pour tous. La course avait été géniale en plein d’aspects, mais vraiment difficile. Tout le monde avait le sentiment de l’avoir bien mérité ! »

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