11 titres constructeurs en 35 ans : un palmarès inégalé pour les moteurs Renault

Ce titre est le onzième acquis par Renault dans la discipline. Après s’être associé à Williams à la fin des années 80, le premier championnat est remporté en 1992.

Il est suivi par d’autres sacres en 1993 et 1994. Renault s’allie aussi à Benetton en 1995 pour gagner une nouvelle couronne mondiale dès la première saison commune. Deux championnats supplémentaires remportés avec Williams en 1996 et 1997 permettent d’atteindre six titres consécutifs. Après une brève interruption, Renault revient en compétition avec l’écurie Renault F1 Team pour remporter les titres 2005 et 2006. La dernière période, en cours avec Red Bull Racing, a permis d’ajouter trois autres championnats constructeurs au palmarès de la marque.

1992 : Williams

Le Britannique Nigel Mansell offre à Renault son premier titre de Champion du Monde en dominant la saison au volant d’une Williams équipée du moteur Renault RS4. Il commence l’année avec cinq victoires consécutives. La suite est aussi limpide avec un titre pilotes assuré dès le Grand Prix de Hongrie, la onzième course du calendrier ! Le titre constructeurs est conquis lors du Grand Prix suivant en Belgique. Au terme de la saison, Williams-Renault compte dix victoires, quinze pole positions, onze meilleurs tours et six doublés.

1993 : Williams

Williams-Renault continue de dominer la F1 grâce à de nombreuses innovations techniques. Les titres pilotes et constructeurs sont remportés pour la seconde année consécutive. Le moteur RS5 et Alain Prost, de retour après une année sabbatique, sont engagés dans un duel à suspense avec Ayrton Senna. Après trois Grands Prix, le Brésilien mène le championnat, mais le Professeur inverse la tendance en s’imposant quatre fois consécutivement à mi-saison pour fêter son quatrième titre mondial lors du Grand Prix du Portugal. Williams-Renault termine l’année avec dix victoires, sept pour Prost et trois pour Damon Hill, quinze pole positions sur seize possibles, dix meilleurs tours et vingt-deux podiums. Cette année-là, Renault fête aussi sa 50e victoire en F1.

1994 : Williams

Renault remporte un nouveau titre mondial des constructeurs avec Williams, mais la saison est gâchée par la disparition tragique d’Ayrton Senna à Imola.

1995 : Benetton

Une modification de la réglementation change la donne. La cylindrée des moteurs est limitée à 3000 cm³. Renault fournit son nouveau RS7 à Benetton et Michael Schumacher, qui remporte ainsi un second titre consécutif avec neuf victoires. Parallèlement, Renault continue son association avec Williams. Au total, un seul Grand Prix échappe à Renault alors que les pilotes propulsés par ses moteurs terminent le championnat aux quatre premières places.

1996 : Williams

Williams revient sur le devant de la scène. Damon Hill remporte le titre pilotes face à son équipier – et débutant – Jacques Villeneuve. Il devient le seul fils de Champion du Monde de F1 à inscrire à son tour son nom au palmarès. Hill s’impose à huit reprises, dont trois victoires consécutives en début de saison, et s’assure du titre lors de la dernière course au Japon.

1997 : Williams

Après une première saison très prometteuse, Jacques Villeneuve devient le leader de l’écurie Williams. Le Canadien est engagé dans un duel épique avec le double champion du monde Michael Schumacher. Villeneuve remporte sept Grands Prix et dix pole positions mais le titre se joue lors de la dernière manche à Jerez. Un accrochage entre les monoplaces des deux prétendants élimine Schumacher de la course et entraine sa disqualification du championnat. Villeneuve est sacré. Après six titres consécutifs, Renault annonce son retrait de la F1 en tant que motoriste officiel. Mais ses V10 restent la base des blocs fournis à Williams, BAR et Arrows.

2005 : Renault

Après avoir mis un terme à son implication fin 1997, Renault reprend Benetton en 2002 et fait son retour à la compétition en tant que constructeur. Avec le moteur RS25, l’écurie progresse rapidement jusqu’à ce que Fernando Alonso gagne le titre pilotes en 2005, après le Grand Prix du Brésil. Il devient ainsi le plus jeune champion du monde à l’âge de 24 ans et 59 jours, battant le record d’Emerson Fittipaldi. Renault remporte également le titre constructeurs.

2006 : Renault

Une nouvelle ère commence en 2006 : après des années de V10, le premier moteur V8 – baptisé RS26 – mis au point par Renault fait ses débuts. Il mène Alonso vers son second titre mondial consécutif. L’Espagnol s’impose à sept reprises, dont une victoire au Grand Prix de Monaco, et permet à Renault de réaliser le doublé avec son V10 puis son V8. Alonso devient le plus jeune double champion du monde de l’histoire alors que Renault remporte le titre des constructeurs avec cinq points d’avance sur Ferrari.

2010 : Red Bull Racing

En 2007, Renault développe son offre et collabore avec de nouvelles écuries. Un partenariat fructueux est forgé avec Red Bull Racing et son directeur technique Adrian Newey, qui avait déjà travaillé avec Renault lors de son passage chez Williams. Trois équipes jouent le titre : Red Bull, McLaren et Ferrari. Sebastian Vettel sort victorieux après la dernière course de la saison à Abu Dhabi. Il bat le record d’Hamilton en devenant le plus jeune champion du monde des pilotes. Renault remporte neuf Grands Prix avec un retentissant triplé à Monaco.

2011 : Red Bull Racing

L’association entre Red Bull Racing et Renault domine la saison. Le moteur RS27 mène Red Bull Racing à un total de dix-huit pole positions sur dix-neuf et douze victoires, dont Monaco et Monza. Avec 650 points, l’écurie gagne le championnat lors du Grand Prix de Corée. Sébastien Vettel remporte un deuxième titre consécutif au Japon.

2012 : Red Bull Racing

440 points, 7 victoires, 8 pole positions et 7 meilleurs tours en course assure Red Bull Racing et Renault d’un troisième titre de champion du monde des constructeurs consécutif.

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