Les faits marquants du Grand Prix d’Abu Dhabi

Une semaine tout juste après la manche indienne, le Championnat du Monde de Formule Un de la FIA reste en Asie avec le Grand Prix d’Abu Dhabi, organisé sur le circuit de Yas Marina. Constitué d’une série de virages à basses et moyennes vitesses, le tracé de 5,554 kilomètres serpente autour de la marina du même nom avant de passer sous le célèbre Yas Hotel.

Le moteur Renault possède un beau palmarès avec deux tiers des meilleurs tours, des pole positions et des victoires décernées sur ce circuit.

Le besoin de puissance est assez élevé à Yas Marina avec deux longues lignes droites. 55 % du tour sont couverts à pleine charge avec une vitesse moyenne de 190 km/h. Selon ces chiffres, Abu Dhabi ressemble à Montréal. La ligne droite entre les virages 7 et 8 mesure près de 1,2 kilomètre. Le RS27 reste à pleine charge durant 14 secondes pour permettre à la monoplace d’atteindre 310 km/h.

Dans la seconde partie du circuit, une concentration de courbes à basse et moyenne vitesse réclame moins de puissance. Le virage 7, le plus lent, est similaire à la grande épingle de Monaco. Le frein moteur doit être particulièrement efficace pour que le train arrière soit le plus stable possible en entrée de courbe. Le moteur doit être aussi réactif, car la sortie de l’épingle amène vers la longue ligne droite. Le moindre temps perdu à cet endroit peut coûter de la vitesse de pointe et pénaliser la performance.

La troisième portion, qui va des virages 11 à 21, est une succession de virages à droite à prendre sur les deuxième et troisième rapports. La vitesse moyenne de cette section est de 160 km/h. Le RS27 doit être le plus disponible possible dans cette portion lente tout en ayant un temps de réaction optimal entre les virages.

La sélection de l’étagement de la boîte de vitesses peut être complexe. Les lignes droites réclament une septième très longue, mais toute la section de virages à droite nécessite des rapports très proches pour les courtes accélérations reliant les changements de direction.

Après l’Inde et son atmosphère polluée, Abu Dhabi est un autre circuit où le sable et d’autres poussières peuvent être ingérés par le moteur. Les filtres à air dessinés par Renault Sport F1 seront bien utiles pour éliminer ces particules sans faire baisser les performances.

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