Nico Hülkenberg : Le marchand de sable

Pénalisé et puni en Chine après une superbe performance en qualifications à Shanghai, Hulk espère une meilleure issue à Bahreïn.

Comment abordez-vous la troisième course de la saison 2017 ?
Après le froid et l’humidité de Shanghai, je me rends à Bahreïn avec moins de vêtements chauds. Le contraste devrait être saisissant et ma crème solaire est prête ! Concernant Bahreïn, les infrastructures sont excellentes. C’est un tracé assez technique avec ses propres difficultés que sont la direction variable du vent et le sable sur la piste. J’aime beaucoup Bahreïn et son ambiance.

Quelle est la clé pour réaliser une belle prestation sur le circuit international de Bahreïn ?
Sur ce circuit technique, il faut être fluide et souple tout en étant bien évidemment le plus rapide possible. Le sable est un élément crucial. Les rafales peuvent en apporter davantage. Les conditions peuvent ainsi énormément varier d’une session à l’autre. On doit s’adapter sans cesse aux différents niveaux d’adhérence et au sens du vent, qui peut également jouer dans la réussite du tour parfait. Nous savons qu’il fera très chaud, mais c’est moins déterminant car nous courrons bien plus tard qu’auparavant. Les températures descendent assez rapidement une fois le soleil couché.

Qu’y a-t-il de spécial sur un tour ?
Bon nombre de défis ! Après la ligne droite des stands, on perd environ 240 km/h sur le freinage du premier virage. Il est facile d’y entrer trop profondément. La traction est assez limitée en sortie et il faut se battre avec l’arrière de la voiture. Avec les nouveaux pneus plus larges et davantage d’appuis, ce sera intéressant de voir à quel point c’est différent.

Le virage 4 est précédé d’une grosse décélération menant à une longue courbe légèrement en dévers. L’enchaînement des virages 5 et 6 est très rapide et amusant si vous le réussissez bien. L’épingle lente et serrée du virage 8 peut facilement surprendre si l’on y bloque l’avant, encore plus si l’on est en dehors de la trajectoire. Les virages 9 et 10 forment un long gauche après un freinage tardif où l’on relâche progressivement après l’entrée. Ce n’est jamais facile en raison de la propension des blocages à l’avant, sans oublier le vent qui peut également vous piéger. De face, c’est un ami. S’il souffle dans votre dos, ce sera votre ennemi. Le dernier secteur est très rapide et fluide pour se préparer à la ligne droite longue.

Un pronostic pour la course ?
Voyons ce qui se passe.

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