Point du vue des pilotes et ingénieurs sur le Grand Prix de Hongrie

Pastor Maldonado, Williams F1 Team

 

Il est indispensable d’être extrêmement concentré sur le Hungaroring, car les virages s’enchainent les uns dans les autres, surtout dans les deuxième et troisième secteurs. On n’a jamais l’impression d’aller vite, mais il faut s’assurer que le moteur puisse délivrer rapidement la puissance nécessaire quand il s’agit de réaccélérer en sortie de courbe : c’est là qu’on peut gagner ou perdre du temps.

 

 

 

 

Rémi Taffin, Responsable des Opérations Piste pour Renault Sport F1

Remi Taffin 2012

 

Après l’un des circuits les plus rapides de l’année, nous retrouvons l’un des plus lents. La nature sinueuse des virages et le peu de lignes droites entre ceux-ci font que la puissance maximale n’est pas le but principal. En revanche, il faut fournir un moteur capable de bien répondre à bas régime, pour que le pilote bénéficie d’une bonne adhérence mécanique et d’une stabilité du train arrière optimale au freinage. Nous devons également raccourcir les rapports de boite pour apporter de la souplesse lors des accélérations.

Le Hungaroring, fait de gros freinages et de phases de reprises, fait que la consommation d’essence est très élevée. Le chargement initial en carburant est donc important. Cette saison, l’usure des pneumatiques peut avoir une grande influence sur la consommation. C’est quelque chose que nous allons surveiller attentivement en fin de course pour éviter qu’un pilote ne termine avec trop peu de carburant, ou qu’il ne tombe en panne.

Généralement, il fait très chaud à cette période de l’année même si, cette année, la pluie semble nous suivre de près ! La nature du tracé ne permet pas un refroidissement optimal du moteur, alors que les températures attendues en Europe Centrale exigeraient au contraire une meilleure efficacité dans ce domaine. De plus, le haut niveau d’appuis aérodynamiques nécessaire n’autorise pas l’ajout d’appendices pour refroidir davantage le V8. Nous préparons donc ce rendez-vous dans notre usine de Viry en travaillant spécifiquement au banc d’essai le fonctionnement à bas régime avec des températures élevées.

C’est un vrai challenge que d’aborder ce Grand Prix de la façon la plus juste techniquement, ce n’est pas une fin de première partie de saison tranquille qui s’annonce !

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