Une première saison en F1

L’encadrement de Renault Sport Racing fait le point après la première saison de l’équipe en Formule 1.

Renault Sport Formula One Team a conclu sa saison inaugurale avec de solides fondations pour l’avenir. Tel est le bilan fait par Cyril Abiteboul, Directeur général de Renault Sport Racing, qui souligne la croissance et l’expansion d’Enstone, mais aussi les progrès considérables accomplis sur le groupe propulseur en 2016.

Annoncée en février 2016, Renault Sport Formula One Team est la troisième écurie constructeur en F1 aux côtés de Ferrari et Mercedes Benz. L’équipe a vu le jour fin 2015 avec l’achat des installations châssis d’Enstone, associées à l’unité moteur de Renault Sport basée à Viry-Châtillon.

« Nous avons énoncé à maintes reprises les raisons du retour de Renault en F1 dans le rôle de constructeur officiel, mais elles valent la peine d’être répétées », explique Abiteboul. « En ayant notre propre écurie, nous sommes maîtres de notre destin et nous pouvons promouvoir notre image, ainsi que valoriser notre technologie et nos compétences auprès d’une énorme audience mondiale. »

« En nous engageant en F1 sur le long terme, 2016 devait donc poser les bases pour l’avenir. La R.S.16, notre voiture cette année 1, a été conçue dans des délais extrêmement courts, tout au plus quelques semaines. Notre objectif cette année s’est donc porté sur la croissance des effectifs et des infrastructures pour l’année suivante et au-delà. »

Dans ce cadre, le nombre total d’employés a déjà augmenté de 20% à l’unité châssis d’Enstone, où trois projets d’extension du site sont en cours de réalisation.

« La croissance ne se réalise pas en un instant, donc nous avons recruté des gens tout au long de l’année dont nombre d’entre eux ne sont pas encore arrivés et arriveront dans le courant de la saison à venir », détaille Abiteboul. « Il fallait surtout cibler une main-d’œuvre de qualité, mais en quantité importante notamment à Enstone car notre ambition est de lutter avec les meilleures équipes Dans ce cadre, je suis heureux de confirmer deux nominations dans l’encadrement d’Enstone, Rob White qui revient de Viry-Châtillon pour être Directeur des Opérations, ainsi que Ciaron Pilbeam de retour en tant qu’Ingénieur de course en chef. »

« Concernant les infrastructures, nous augmentons significativement notre capacité d’usinage sur site avec deux nouvelles machines dans un bâtiment dédié et une installation de peinture et de préparation en cours de construction. L’extension d’environ 800 m2 de notre bâtiment principal destiné à accueillir tous les services d’Enstone qui sont en croissance, débutera dans les toutes prochaines semaines. »

Si les changements les plus visibles ont eu lieu à Enstone, Viry-Châtillon a évolué de manière plus subtile.

« À Viry-Châtillon, nous avons travaillé sur la structure en poursuivant les développements amorcés dans un passé récent », explique Abiteboul. « Cela signifie son adaptation pour passer d’un rôle de fournisseur de moteurs à celui d’équipe officielle tout en continuant d’équiper d’autres partenaires et en effectuant des recrutements ciblés pour mieux contrôler nos compétences et nos talents. »

Les progrès et les améliorations du groupe propulseur ont été avérés au fil de l’année.

« L’un de nos succès les plus tangibles en 2016 est l’amélioration de la performance et de la fiabilité de notre groupe propulseur », déclare Abiteboul. « La confirmation des contrats de fourniture à long terme avec Red Bull Racing et Scuderia Toro Rosso en est la meilleure illustration. »

Pour 2017, le Team Principal Fred Vasseur s’est assuré un nouveau duo de pilotes. L’arrivée de Nico Hülkenberg fait de l’Allemand une recrue de premier plan rejoignant Jolyon Palmer, prêt à entamer sa troisième année de travail avec Enstone.

« Notre duo en 2017 démontre notre volonté et nos ambitions », affirme Vasseur. « Nico intègre l’écurie à un moment idéal tant pour nous que pour lui. Il possède une expérience importante avec différentes structures, y compris celles que nous prévoyons d’affronter l’an prochain. De plus, il est jeune et il a les crocs. C’est un pilote qui cherchait la bonne occasion d’aider à la construction d’une équipe et nous sommes celle-ci. C’est le mariage parfait. »

« Jolyon a démontré de grands progrès lors de sa première saison avec nous. Si l’on y ajoute son approche dynamique et son esprit d’équipe, cela nous donne le sentiment d’avoir un excellent duo par rapport à nos objectifs pour 2017. »

Les modifications du règlement l’an prochain devraient offrir à l’équipe l’occasion de progresser.

« Pour de nombreuses raisons, 2017 représente une fantastique opportunité de réaliser un grand pas en avant », explique Vasseur. « Le changement de règlement pourrait bouleverser l’ordre établi. De plus, les fruits de notre croissance se multiplieront. C’est avec cela en tête que nous avons rapidement commencé la conception de notre future voiture. »

« Même si nous devrions voir de bons progrès en 2017, nous restons réalistes sur nos attentes puisque nous savons que nous ne serons pas propulsés aux devants de la scène en une seule saison. Nous poussons tous cependant pour faire de gros progrès en compétitivité. »

En plus de la croissance sportive et technique observée, des changements structurels ont également eu lieu bien au-delà de l’équipe de Formule 1.

« 2016 était une année pour reconstruire les relations, redynamiser à la fois Enstone et Viry et créer des synergies au sein de Renault Sport Racing, et plus largement dans l’Alliance Renault-Nissan », explique Abiteboul. « Notre retour en F1 faisait partie d’une stratégie plus large pour la marque Renault Sport, afin d’exposer l’évolution du profil de Renault à une audience mondiale et dans de nombreux marchés clés. »

Un aspect illustrant les objectifs à long terme de Renault Sport Formula One Team n’était autre que la création de la Renault Sport Academy.

« C’était une première année intéressante pour la Renault Sport Academy », déclare Vasseur. « Nous remercions notre première promotion composée d’Oliver Rowland, Jack Aitken, Louis Delétraz, Kevin Joerg et Sun Yue Yang pour leurs efforts en cette saison. »

Tous les efforts de Renault Sport Formula One Team n’auraient été possibles sans le soutien et l’apport de ses nombreux partenaires.

« Nous remercions tout particulièrement Infiniti qui, tout en étant partenaire, fait également partie de la famille de l’Alliance Renault-Nissan. Ils ont employé leur expertise dans la technologie hybride et ils apportent une réelle contribution à la nouvelle génération de système de récupération d’énergie (ERS) utilisée dans les groupes propulseurs de l’équipe. » ajoute Cyril Abiteboul.

« Un grand merci également à Total pour la qualité de ses carburants et lubrifiants ayant permis d’afficher un tel niveau de performance moteur. »

Toujours tourné vers l’avenir, Renault Sport Formula One Team sera en piste sur le sol français en 2018 avec le retour du Grand Prix de France.

« La F1 continue de croître sur de nouveaux marchés passionnants, mais nous sommes également très heureux qu’elle revienne en France », déclare Abiteboul. « Nous sommes ravis, en tant qu’entreprise et en tant qu’individus, de l’annonce du retour du Grand Prix de France au Paul Ricard dès 2018. Nous espérons pouvoir y jouer le podium ! »

La saison 2016 étant désormais bel et bien finie, l’accent se porte sur 2017.

« L’année prochaine promet un spectacle fantastique », conclut Fred Vasseur. « Les voitures seront plus rapides et plus agressives. Les pneus seront plus larges. Ce sera extrêmement passionnant et nous nous attendons d’entrée à être dans le feu de l’action. »

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