Bob Bell: Là où tout commence

Au terme d’une intersaison bien remplie, la Renault R.S.18 prend la direction de Melbourne pour faire ses preuves. Directeur de la technologie, Bob Bell dévoile le plan de bataille pour l’Albert Park.

Après deux semaines d’essais, où en sommes-nous avant d’aller à Melbourne ?
Nous avons réalisé une belle campagne hivernale sur le plan de la fiabilité. Cela nous donne des raisons d’être optimistes. Concernant la performance, il est difficile de nous situer. Les trois écuries de pointe sont encore devant, mais derrière, nous sommes dans le coup avec Force India, Toro Rosso, Haas et McLaren. Il n’y a pas grand-chose qui nous sépare et cela empêche d’affirmer quoique ce soit avant le premier Grand Prix. Je pense que nous avons fait un bon travail de développement sur la voiture et que nous avons une chance de marquer des points.

De quelle importance sont les défis de la première course d’une saison de F1 ?
Nous allons tous être un peu rouillés pour la reprise, mais nous devons nous assurer que tous les composants sont construits et expédiés à temps. Toutes ces choses s’additionnent pour corser le défi et de ce point de vue, l’Australie est assurément un rendez-vous plus difficile que n’importe lequel.

Quelles sont les principales caractéristiques du circuit de l’Albert Park ?
L’Albert Park possède des virages lents et de bonnes lignes droites plaçant les freins sous pression. Normalement, les températures sont douces à cette période de l’année à Melbourne. Cela ne cause pas de fortes demandes sur l’aspect thermique du groupe propulseur. Les opportunités de dépassement ne sont pas très nombreuses. C’est davantage un tracé urbain qu’autre chose. Cela mettra donc l’accent sur le freinage, de bonnes performances à basse vitesse et une bonne traction. Nous voulons nous assurer que le package rallie l’arrivée sans souci.

Y a-t-il eu des surprises dans le peloton lors des essais hivernaux ?
Je ne suis pas convaincu que nous avons vu le vrai rythme des équipes. De plus, toutes les écuries apporteront des évolutions à Melbourne et les masques vont tomber.

Qu’en est-il de la nouvelle gamme de pneus Pirelli ?
Ils ont introduit de nouveaux composés et nous en avons désormais sept pour le sec, du superdur à l’hypertendre. À Barcelone, je pense que nous avons appris que les tendres, les supertendres et les ultratendres apportés à Melbourne seront assez similaires, mais cela pourrait très bien être le fruit des températures inhabituelles que nous y avons eu. L’hypertendre représente un bon pas sur le plan des performances. Il est trop tôt pour juger la pertinence de cette nouvelle gamme de pneus et nous devrons attendre quelques courses afin de l’évaluer.

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