Au sein de leurs catégories respectives, Corentin Tierce et David Pajot ont brillé cette année pour rejoindre Nicolas Milan au palmarès de la Clio Cup France. Focus sur deux pilotes qui ont su attendre leur heure pour décrocher leurs premiers titres avec Renault Sport Racing !

Corentin Tierce poursuit son ascension

Passionné depuis sa plus tendre enfance, Corentin Tierce a grandi dans le garage familial tout comme son frère jumeau Pierre. Après avoir fait ses gammes en karting avant de se lancer en Twin’Cup, il s’est ensuite attaqué à la Clio Cup France au sein de la structure Tierce Racing.

Hargneux en piste, quoiqu’un peu « bourrin » selon ses dires, il progresse jusqu’à devenir le dauphin de Dorian Guldenfels chez les Juniors l’an passé. Propulsé parmi les favoris en début d’année, il engrange d’abord de précieux points alors qu’Anthony Jurado s’échappe en tête.

Un premier tournant se produit avant la mi-saison. À Valencia, Corentin Tierce signe sa première pole position en Clio Cup France – à sa propre surprise ! – avant d’obtenir sa première victoire de catégorie de l’année.

Le Berrichon finit de se relancer avec un superbe doublé à Dijon avant la pause estivale. Dès la rentrée à Magny-Cours, il refait la jonction sur son rival et ne flanche pas dans la dernière ligne droite pour souffler la couronne pour trois petits points !

« Nous sommes vraiment contents d’avoir atteint notre objectif qui était le titre chez les Juniors », confie Corentin Tierce. « Cela s’est joué à peu de choses, mais nous y sommes arrivés ! Nous avons aussi réalisé de belles performances, notamment en qualifications comme à Magny-Cours ou à Dijon… Comme la saison 2017 s’était plutôt bien terminée avec de bons résultats, je voulais aller chercher des podiums au général, mais j’ai connu moins de réussite... Nous repartirons donc à l’attaque en 2019 ! Je ne serai plus catégorisé comme Junior, mais nous allons tout mettre en œuvre pour atteindre les ambitions que je m’étais fixées, voire un peu plus, tout en gardant les pieds sur terre. »

Où s’arrêtera David Pajot ?

Figure désormais bien connue des coupes de marque dans l’Hexagone, David Pajot repiquait en Clio Cup France dans la foulée de ses trois succès chez les Gentlemen l’an passé. Cette fois, le Limougeaud choisissait de rejoindre Vic’Team, la structure ayant mené Éric Trémoulet à ses couronnes en 2013 et 2016.

Seul pilote de l’équipe, son début d’année est en dents de scie avec une victoire et un score vierge à Nogaro, puis un podium et un nouvel abandon à Pau. En fin stratège, le chef d’entreprise dans l’hôtellerie, la restauration et l’automobile adapte alors son approche avec son entourage. Une stratégie qui lui vaut quatre succès de rang à Valencia et à Dijon.

« Après une entame de saison relativement compliquée avec deux abandons en quatre départs, j’ai abordé la troisième manche à Valence avec la ferme intention de démontrer que les résultats de Nogaro et Pau n’étaient pas mérités », explique-t-il. « Cela a été chose faite avec quatre victoires consécutives en Espagne et Dijon. Nous n’avons pas cessé de travailler avec l’équipe et nous nous sommes recentrés sur notre objectif principal : le titre Gentlemen, peu importe le classement général ! »

Loin d’être rassasié, il réalise un week-end presque parfait à Magny-Cours et fait un premier pas vers le titre. Au moment décisif, David Pajot élève encore son niveau de jeu pour signer sa première pole au scratch. Définitivement sacré le lendemain, il se montre moins en verve le dimanche, mais il rebondit quelques heures plus tard en remportant la catégorie Gentlemen lors de la Finale Internationale. De quoi conclure en beauté une année prolifique !

« Le bilan est particulièrement positif », se réjouissait-il. « Deux autres succès sont venus compléter le tableau à Magny-Cours et au Paul Ricard, avec en prime une pole position au général et un meilleur tour en course sur ce dernier meeting ! Cela montre bien que nous avions les moyens de jouer avec les meilleurs… Une fois le titre national décroché, je n’avais qu’une envie : le titre international. J’ai pris la tête dès le premier tour et je n’avais plus qu’à gérer mon avance sur Melvin de Groot ! Cette année, j’ai eu l’occasion d’intégrer une structure extrêmement professionnelle qui s’est mise à mon service dans notre but commun. Ils m’ont apporté rigueur, professionnalisme et des conseils de pilotes tels qu’Éric Tremoulet, Jérémy Sarhy ou encore Christophe, son père. L’équipe connaît la Clio Cup par cœur avec l’expérience de David Dubuc, le patron de la Vic’Team, ou Quentin et Damien, les mécaniciens. En bref, c’était une belle aventure ! En 2019, je serai toujours au sein du peloton avec l’objectif de continuer à évoluer avec les meilleurs du classement général. Nous en avons le potentiel technique, il ne me reste plus qu’à être au rendez-vous au volant ! »

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