Malgré une saison en demi-teinte où l’équipe termine septième du classement général final, Fortec Motorsports a retrouvé cette saison la plus haute marche du podium en Formule Renault Eurocup. Après avoir vu passer Oliver Rowland, pilote de développement Renault Sport Formula One Team, Charles Leclerc, Champion FIA de Formule 2, ou encore Ed Jones, Rookie de l’année 2017 en IndyCar Series, Martin Young, Team Manager de l’équipe, fait le bilan.

Malgré quatre titres en NEC et huit au Royaume-Uni, la Formule Renault Eurocup échappe toujours au palmarès de la structure qui alignait un quatuor composé d’Alexey Korneev, soutenu par SMP Racing, et de trois nouveaux venus : Frank Bird, Alex Peroni et Najiy Ayyad Bin Abd Razak. Ces deux derniers étaient d’ailleurs déjà familiers de la Formule Renault pour l’avoir pilotée dans le cadre du V de V et de l’Asian Formula Renault.

Une saison à deux visages

Si les défis ne manquaient pas, Fortec Motorsports réalisait une belle entame sous l’impulsion d’Alex Peroni. Le pilote australien permettait alors à la structure de Richard Dutton de signer son premier succès depuis celui de Ben Barnicoat à Jerez en 2015.

« Nous avons connu un début de saison solide », estime Martin Young, Team Manager de Fortec Motorsports dans la catégorie. « Cette année, l’équipe espérait remporter des courses et se placer régulièrement dans le top six. Cela a été atteint sur les quatre premiers meetings grâce à Alex. Sa victoire à Pau l’avait même hissé au quatrième rang du classement général. »

« En revanche, la seconde partie de saison a été plus difficile en raison du manque d’expérience de nos pilotes et à certains incidents de course. Cela illustre bien notre campagne avec un moment fort atteint à Pau avec la victoire d’Alex avant un trop grand nombre d’accidents en milieu de saison. »

Des objectifs élevés et des progrès

Malgré un passage à vide pour Alex Peroni qui ne parvenait plus à revenir dans les points entre Monaco en mai et les deux dernières courses de Barcelone fin octobre, l’équipe pouvait compter sur Alexey Korneev et Najiy Ayyad Bin Abd Razak pour augmenter son capital. Si la structure britannique manquait finalement le top cinq du classement Teams pour la première fois depuis son arrivée à plein temps en Eurocup, Martin Young ne s’inquiète pas et préfère valoriser les éléments positifs et humains.

« Nous fixons toujours des objectifs élevés à nos pilotes », juge-t-il. « Tous ont par moments obtenu de bons résultats : la victoire d’Alex, mais aussi Najiy qui est entré dans les points au Hungaroring par exemple. J’ai également pris beaucoup de plaisir à voir les progrès de Frank tout au long de la saison. Sur nos quatre pilotes, trois avaient très peu d’expérience dans cette catégorie très relevée. Dès lors, nous savions qu’il serait difficile de surpasser nos objectifs. »

Des liens forts pour l’avenir

Les hommes de Martin Young retiendront toutefois de bons moments de cette campagne où ils alignaient quatre pilotes représentants quatre nationalités et trois continents différents. Preuve une fois de plus s’il en est que le sport automobile est une langue universelle…

« J’ai l’impression qu’ils se sont tous très bien entendus », confie-t-il. « Malgré leurs origines, tous parlaient anglais et je crois que certains resteront longtemps bons amis ! Alex a peut-être souffert le plus du mal du pays. Cela est compréhensible vu l’immense décalage horaire entre l’Australie et l’Europe, mais il a su nous permettre de vivre un grand moment avec sa victoire à Pau ! »

En pleine préparation hivernale, Martin Young est déjà tourné vers la saison 2018 où l’objectif sera assurément de faire mieux !

« J’espère que la Formule Renault Eurocup sera aussi forte en 2018 qu’elle ne l’était en 2017 », concluait-il. « Dans tous les cas, nous prévoyons de revenir dans le but d’obtenir de beaux résultats comme dans le passé. Nous compterons notamment sur Jordan Cane, un Britannique qui s’est déjà distingué aux États-Unis et en BRDC F3 ! »

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