Le plateau de la Clio Cup France regorge de personnalités riches en couleurs. Parmi elles, on retrouve les pilotes de la catégorie Gentlemen, souvent venus dans le monde de la course automobile sur le tard. Nous avons rencontré Emmanuel Raffin pour découvrir son parcours.

Engagé en Clio Cup au sein de la structure Autosport GP de Gilles Zaffini depuis 2013, Emmanuel Raffin n’a pas perdu de temps pour se lancer dans la compétition...

Débuts précoces

« J’ai toujours fait un peu de compétition depuis mes quinze ans », confie-t-il. « J’ai commencé par le motocross. Je me suis ensuite essayé à l’enduro avant de faire six ans de moto et autant en karting. Samuel a d’ailleurs le même parcours à quelques détails près. Un jour, j’ai croisé un ami qui était sur le circuit avec sa Clio. J’ai pu l’essayer et j’ai pris beaucoup de plaisir au volant. Cela m’a rappelé un peu le monde de la moto tout y trouvant davantage de sécurité. »

Avec une telle activité, l’on pourrait se poser la question de savoir pourquoi Emmanuel Raffin ne s’est pas dévoué à la compétition : « J’ai commencé à travailler très tôt », répond-il. « Nous avions toujours eu l’envie de refaire du circuit en moto, mais le travail reprenait toujours le dessus. Et finalement, après une bonne dizaine de fractures en deux-roues, j’ai retrouvé le risque amoindri en Clio Cup ! »

Quand la passion prend le dessus

Désormais à la tête de l’entreprise familiale avec Samuel, Emmanuel Raffin doit fréquemment jongler entre ses obligations professionnelles et sa passion. Un choix de plus en plus facile au fil des années : « J’ai beaucoup circulé dans toute la France, que ce soit en camion et en voiture », poursuit-il. « J’avais donc une affinité envers tout ce qui roule, mais quand on y ajoute le sport mécanique et l’adrénaline de la compétition, je m’y retrouve forcément ! »

« Bien évidemment, il faut savoir faire des compromis », explique-t-il. « Néanmoins, je vais sur mes 52 ans. L’entreprise nous appartient et je me dis qu’il pourrait y avoir un souci si je n’arrive pas à m’organiser dans mon travail. Même si l’on devrait parfois être au bureau, nous prenons le temps de poser une journée ou deux pour la Clio Cup. Il faut bien se faire plaisir et du plaisir, j’en ai toujours trouvé beaucoup dans cette catégorie proposant des budgets abordables ! »

Un esprit de compétition intact

« C’est vraiment une compétition particulière », précise Emmanuel Raffin, actuellement quatrième du classement Gentlemen. « Nous avons tous des voitures de 220 chevaux. Le moindre millième de seconde peut coûter cher et nous devons toujours essayer d’en extraire le maximum. C’est en cela que la Clio Cup me rappelle le motocross, même s’il y a des aspects évidemment différents. »

Dans le sport automobile comme dans le monde entrepreneurial, la compétition fait partie intégrale du milieu. Nous en avons ainsi profité pour conclure sur l’apport de la Clio Cup France dans son domaine d’activité : « Nous faisons de la collecte, du broyage et de l’exportation de pneumatiques », explique-t-il. « Cela fait donc connaître l’entreprise. Il y a une part de reconnaissance et de notoriété, toujours difficile à estimer de manière quantitative. Cela nous aide à trouver des supports pour le sponsoring et d’être amenés à rencontrer de futurs clients par l’intermédiaire de notre entourage sur les circuits. Ce n’est jamais anodin ! »

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