Présente en Formule Renault depuis 2011, l’équipe dirigée par Thibaut de Mérindol et Cyril Comte a acquis sa première couronne dans la catégorie dès l’avant-dernier week-end de la saison. Les deux hommes reviennent sur une campagne fructueuse durant laquelle leurs pilotes ont accumulé dix victoires, dix pole positions, treize meilleurs tours en course et trente-trois podiums !

Fondée par Thibaut de Mérindol et Cyril Comte, R-ace GP est apparue sur les circuits en 2011. Aujourd’hui encore, le premier assume le rôle de président et de team manager tandis que le second chapeaute la direction technique.

Des débuts remarqués

« Cyril et moi étions ingénieurs chez SG Formula sur le programme F3 puis Formula Renault 3.5 Series depuis 2005 », se remémore Thibaut de Mérindol. « Nous avions parlé de monter une équipe et cela arrive tôt ou tard dès que l’on en a l’idée. L’arrêt de la structure de Stéphane Guérin a été l’élément déclencheur. »

Très rapidement, R-ace GP se distingue. Un mois après sa première course, l’équipe signe sa première pole position en Formula Renault NEC. Les premiers podiums suivent dans la foulée.

En 2012, R-ace GP aligne trois pilotes qui seront sacrés dans le cadre des World Series by Renault : Pierre Gasly en 2013 et Nyck de Vries en 2014 en Formule Renault Eurocup, puis Andrea Pizzitola l’année suivante. Le titre du Français en Renault Sport Trophy sera également la première couronne de la structure basée à Fontenay-le-Comte !

Si Nyck de Vries remporte la première victoire de l’équipe, Esteban Ocon leur permettra d’atteindre la plus haute marche du podium en Eurocup. Aurélien Panis et Ukyo Sasahara l’imiteront avant de voir Max Defourny batailler le titre en 2016 !

2017, une année de défis

La consécration allait finalement arriver en 2017 grâce au quatuor composé de Will Palmer, Robert Shwartzman, Max Defourny et Raúl Guzmán.

« Ce premier titre en Formule Renault Eurocup est un véritable accomplissement qui récompense le travail de tous », confie Thibaut de Mérindol. « En début d’année, nous savions que nos pilotes nous permettraient de jouer le titre. »

« Néanmoins, plusieurs défis nous attendaient. Nous devions fournir à nos quatre pilotes une voiture en mesure de faire des poles et de gagner des courses. Cela a demandé une certaine organisation interne et de la rigueur dans nos procédures. Nous y sommes parvenus avec trois d’entre eux et cela signifie que nous sommes aujourd’hui capables de fournir une prestation de qualité à plusieurs pilotes. »

« En parallèle, il fallait préserver et entretenir toute l’année l’esprit d’équipe malgré trois pilotes en lice pour le titre. Cela devait être valable sur la piste et en dehors pour tirer pleinement profit de leur émulation. Pour nous, ce travail collectif est l’un des véritables succès de l’année. Les meetings de préparation, le partage des informations, des données, des vidéos et des feedbacks avant et après chaque séance… Tout, nous avons tout mis en commun pour travailler comme un seul homme avec trois fois plus de retours techniques. Nous les remercions d’y avoir participé tout en sachant se respecter en piste. »

Une saison jouée sur des détails

« L’enchaînement des trois premiers meetings était presque parfait », estime Cyril Comte. « Nous avons remporté les cinq premières courses et réalisé deux doublés. Cela montrait à l’équipe que nous étions sur la bonne voie. La victoire de Will Palmer à Monaco était aussi un moment très fort. »

« Nous savions qu’il fallait en profiter, car nous connaissons bien nos adversaires et la Formule Renault Eurocup est peut-être la catégorie la plus relevée actuellement en monoplaces », analysait son partenaire. « Le Circuit Paul Ricard a ainsi été un tournant pour Robert avec un fait de course menant à son déclassement et une erreur de l’équipe sur le montage d’une pièce. Sans cela, il aurait été dans le match pour la victoire. Sans Silverstone, Max aurait également pu connaître une saison très différente. Alors qu’il était en pole, une panne d’embrayage en raison d’une procédure de départ exceptionnellement longue lui a coûté cher, sans oublier sa pénalité pour avoir trop ralenti à la sortie des stands le lendemain. »

Un tournant en coulisses

« Ces deux dernières années, nous avons restructuré l’équipe avec succès », raconte Cyril Comte. « Nous sommes contents de la façon dont les choses ont progressé et nous allons continuer de travailler ainsi. »

« Cette restructuration a été progressivement amorcée avec le désir de mettre de nouvelles choses en place », ajoute Thibaut de Mérindol. « Fin 2014, nous avons su nous remettre en question en nous rendant compte que nous n’avions pas pleinement exploité le potentiel de certains pilotes passés chez nous. »

« Beaucoup de pilotes nous ont marqués avec leurs qualités et leurs défauts », poursuit Cyril Comte. « Tous nous ont permis de forger notre expérience et notre savoir-faire. C’est aussi le fait de voir autant de pilotes différents qui nous a fait progresser, évoluer et grandir. »

« Ce titre et le doublé accompli en NEC couronnent donc deux ans et demi de travail », résume Thibaut de Mérindol en guise de conclusion. « Cela a commencé à payer en 2016 lorsque Max Defourny bataillait face à Lando Norris. Cette année, nous avons encore effectué un pas en avant en sachant le faire avec trois pilotes. En interne, nous sommes aujourd’hui une quinzaine pour le programme en Eurocup. Cyril gère la direction technique, les grandes orientations, la répartition des tâches avec les autres ingénieurs et il orchestre les briefings. De mon côté, je suis team manager sur les circuits et je m’occupe de la relation clients et de la recherche de financements tout en essayant de mettre en place les bons hommes aux bons postes tant dans nos voitures que sur la partie opérationnelle. Voilà pourquoi le recrutement de Maxime Bastien il y a deux ans en tant que chef d’atelier a été l’un des éléments importants de notre restructuration, et donc de ce succès. »

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