Nick Chester: C’est reparti

La fin de la pause estivale approche et l’équipe retrouve son terrain de jeu préféré, la piste, à Spa-Francorchamps. Nick Chester, directeur technique châssis, nous expose les défis du légendaire circuit automobile situé au cœur des Ardennes belges.

Quelles sont les principales caractéristiques de Spa-Francorchamps ?
Spa est un circuit très intéressant, typé « moteur ». Il l’a toujours été, mais cela l’est encore plus ces dernières années avec des virages comme le Raidillon et Pouhon, négociés à plein régime ou presque. Les pilotes sont à fond environ vingt secondes entre La Source et Les Combes. Le ciel peut aussi jouer un rôle important et l’on peut s’attendre à tout, d’une météo chaude et sèche à de fortes averses. Si l’on réussit bien la montée, il y a des opportunités de dépassement dans les Combes au bout de la ligne droite de Kemmel, ainsi qu’au moment d’arriver à la chicane bus-stop.
 
À quel point le juste équilibre entre vitesse de pointe et appuis est-il délicat à trouver ?
Cela peut s’avérer difficile pour les réglages. On veut enlever de la traînée pour les longues lignes droites, mais il en faut un peu plus du sommet de la colline jusqu’à la descente. C’est complexe à définir puisque l’on s’approche des niveaux d’appuis moyens. Nous analyserons les données pour prendre la bonne décision sur l’aileron arrière. Nous souhaitons être assez rapides en ligne droite. Comme l’on essaie de régler la monoplace pour qu’elle signe le meilleur temps possible tout en affrontant d’autres voitures plus véloces en lignes droites, on doit donc en retirer davantage d’appui qu’on le souhaiterait. Nous pèserons tout cela pour atteindre une base solide avant de voir ce que feront les autres.
 
Attendons-nous quelques surprises du côté de la météo ?
Généralement, nous ne nous rendons pas sur un circuit en espérant que la piste sera mouillée, mais la Hongrie nous a démontré que la voiture est performante quand il pleut. Nous ne serons pas inquiets si c’est le cas. Nico et Carlos sont très performants dans ces conditions et notre monoplace fonctionne bien sur le mouillé, donc ce ne serait pas un problème.
 
Comment se sent l’équipe au moment d’aborder la seconde partie de saison ?
Nous sommes revigorés après les vacances d’été. Tout le monde a connu une première moitié d’année assez difficile et se sent bien mieux après la pause. Nous sommes engagés dans un combat extrêmement serré au cœur du peloton. Nous devons améliorer la performance de la voiture pour que cela se passe bien jusqu’à la fin de l’année, mais notre but est de conserver la quatrième place. Nous avons poussé très fort et nous avons beaucoup de travail à faire. Nous pouvons le faire, nous avons seize points d’avance, mais une seule course peut effacer tout cela comme nous l’avons vu en Autriche.

Que faut-il faire pour garder la main ?
Nous avons deux bons pilotes, nous fonctionnons bien et, même si le rythme de notre monoplace n’est pas exactement celui que nous voulons en ce moment, nous travaillons dur pour améliorer cela. L’objectif est de nous qualifier devant nos concurrents. Cela facilite la tâche, mais si nous n’y arrivons pas et que nous sommes proches, nous avons tendance à réaliser de bonnes courses. Nous devons donc trouver du rythme brut, mais tant que nous sommes près, nous sommes convaincus que nous pouvons prendre l’avantage sur nos rivaux.

Qu’avons-nous dans les tuyaux pour Spa ?
Nous aurons un nouveau fond plat et des petits éléments de carrosserie qui y sont rattachés. Cela devrait être utile. Il y aura plus de choses à venir après et nous évaluerons ces évolutions au fur et à mesure de leurs arrivées.

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