Nick Chester: Jamais mieux que chez soi

Après la déception autrichienne, l’équipe se rend à seulement trente kilomètres d’Enstone pour le Grand Prix de Grande-Bretagne. Le directeur technique châssis Nick Chester expose sa vision pour le dernier des trois Grands Prix consécutifs.

Que pouvons-nous dire de Silverstone ?
Silverstone est un circuit piégeux à bien des égards avec ses virages rapides et ses nombreux changements de direction. Cela requiert une voiture douce et stable. Cependant, comme les F1 ont tendance à sous-virer ici, l’importance du train avant devient capitale dans les courbes négociées à hautes vitesses. C’est un équilibre délicat à atteindre, encore plus sur cette piste rapide où il faut réduire la traînée si on le peut. Nous disposerons des gommes les plus dures de la gamme Pirelli comme les pneus sont soumis à de fortes contraintes dans ces virages extrêmement rapides. Conserver toute la performance des pneumatiques sera l’un de nos principaux objectifs cette semaine.

Comment contourner les pièges du célèbre temps britannique ?
La météo est toujours intéressante au Grand Prix de Grande-Bretagne ! La situation de Silverstone par rapport aux alentours l’expose au vent, ce qui peut être problématique dans les courbes rapides. Et bien sûr, il peut faire chaud, humide ou froid le même jour ou week-end. Généralement, c’est une donnée assez difficile à gérer !

Quel a été le plus gros défi du premier « triple-header » de l’histoire de la F1 ?
C’était assez compliqué d’un point de vue logistique, notamment pour la révision des voitures et le remplacement des éléments ayant atteint leur kilométrage. Cela l’est aussi pour les mécaniciens avec cet enchaînement assez intense. Silverstone offre un atout en étant situé près de l’usine. Il est alors plus aisé d’apporter des pièces au circuit, mais le challenge reste entier comme nous arrivons à la fin de ce cycle de trois courses.

L’équipe va disputer sa deuxième manche à domicile en trois semaines. Cela ajoute-t-il de la pression ?
On essaie toujours de faire de son mieux. On prend un maximum d’éléments dès que l’occasion se présente. Cela ne change pas notre programme, mais c’est un peu plus simple à Silverstone. Si quelque chose est prêt au dernier moment, on peut le transposer directement en piste. C’est l’avantage du terrain !

Share