Nico Hülkenberg: Chevalier de la nuit

Nico Hülkenberg a ouvert son compteur cette saison en terminant septième à Melbourne. L’Allemand vise désormais une prestation du même calibre dans le désert de Bahreïn.

Quel bilan tirez-vous de la première manche ?
C’était une course fluide et réussie de notre côté pour conclure un beau week-end. J’étais satisfait de notre bon rythme de course. Je me sentais bien et le résultat est probant. Comme il est très difficile de dépasser tant les monoplaces sont sensibles à l’aérodynamique et les vitesses élevées, la septième place est probablement un résultat juste, même si nous aurions fini plus haut sans le mauvais timing de la voiture de sécurité virtuelle. Nous devons continuer de travailler pour nous assurer de battre nos concurrents directs. Nous avons envoyé un message positif à Enstone et à Viry, mais tout le défi repose dans la réduction de l’écart qui nous sépare des premiers.

Qu’aimez-vous autour du Grand Prix de Bahreïn ?
Le circuit international de Bahreïn dispose d’excellentes infrastructures au cœur du désert. La piste en elle-même est assez technique, sans oublier les défis apportés par les éléments naturels, notamment le vent. Avec une chaleur garantie et une ambiance toujours agréable, j’apprécie vraiment Bahreïn !

Quelle approche faut-il avoir pour une course de nuit dans le désert ?
À Bahreïn, vous devez respecter le tracé tout en étant le plus rapide possible bien évidemment. Nous blaguons sur sa localisation en plein désert, mais le sable est une donnée que nous prenons véritablement en considération. Si le vent souffle, le sable est projeté sur la piste et cela peut drastiquement modifier les conditions d’une session à l’autre. Vous devez sans cesse vous adapter aux différents niveaux d’adhérence et à la direction du vent pour pouvoir réaliser le tour parfait. L’an dernier, mon effort en qualifications frôlait la perfection, tout comme celui de ma pole au Brésil en 2010. J’espère que nous pourrons récidiver cette saison. Cela nous permettrait d’être bien placés dimanche prochain.

À quoi faut-il également penser lors de la préparation ?
Il fait toujours chaud au Moyen-Orient. Cela a longtemps été un élément important pour ce rendez-vous, mais cela ne l’est plus vraiment maintenant que nous pilotons de nuit sous des températures beaucoup plus douces. Cela renforce toutefois l’importance des EL2, la séance la plus représentative des conditions de course. Nous mettrons d’autant plus l’accent sur cette session.

Comment négociez-vous un tour du circuit international de Bahreïn ?
Il y a une longue ligne droite s’achevant sur un gros freinage au premier virage. On décélère d’environ 240 km/h et la moindre erreur compromet la suite ! La traction est assez limitée en sortie et il faut se battre avec le train arrière. L’enchaînement T5-T6 est très rapide et plaisant si vous le prenez parfaitement. L’épingle lente et serrée du T8 peut facilement surprendre si l’on bloque l’avant, surtout si l’on est en dehors de la trajectoire. Les T9 et T10 forment un long gauche dans lequel vous freinez très fort, très tard. Ce n’est jamais facile, l’avant a tendance à bloquer et le vent peut également vous jouer des tours.

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