Nico Hülkenberg : Pleins phares

Nico Hülkenberg a réalisé une superbe prestation en marquant des points dimanche à Melbourne pour lancer sa saison. L’Allemand se dirige désormais sous les projecteurs de Bahreïn, le circuit de ses débuts en Formule 1 en 2010.

Quel est votre ressenti après Melbourne ?
Dans l’ensemble, nous sommes contents de rapporter des points de la première course. C’était ce type de week-end fait de hauts et de bas. Nous avons perdu du roulage vendredi et notre rythme sur les courts et longs relais était plutôt bon lorsque nous avons pris la piste. Sans le problème en Q2, nous aurions probablement été en Q3. Après un bel envol, la course a été positive et linéaire puisque j’ai attaqué fort avant de faire le dos rond pour défendre ma position jusqu’aux derniers tours. Nous en sommes conscients, il y a beaucoup de travail à faire pour que nous progressions. Nous devons donc continuer d’apporter des évolutions si nous voulons nous éloigner du peloton. Nous pouvons nous satisfaire de notre performance à Melbourne, mais j’en aimerais davantage à Bahreïn.

Comment vous préparez-vous pour le Grand Prix de Bahreïn ?
C’était bien de se reposer un peu entre l’Australie et Bahreïn. L’emploi du temps de la semaine est généralement un peu moins dense à Bahreïn. Il fait très chaud, mais nettement plus frais la nuit lors des qualifications et de la course. Le soleil se couche au départ et nous nous enfonçons dans les ténèbres. Les EL1 et EL3 sont plus piégeux que d’habitude avec des conditions peu représentatives. Les variations de température sont assez conséquentes et il faut garder cela à l’esprit quand on touche aux réglages. Les EL2 forment la séance la plus importante en étant programmée à un horaire similaire des qualifications et de la course. Il peut aussi y avoir du vent par endroits et c’est un élément à surveiller toute la semaine.

À quoi ressemble un tour là-bas ?
J’ai de bons souvenirs de Bahreïn, car j’y ai fait mes débuts en Formule 1 en 2010. On est assez occupé sur ce circuit qui commence par une longue ligne droite débouchant sur le gros freinage du T1. C’est la meilleure opportunité de dépassement du circuit. On peut obtenir une bonne aspiration dans la ligne droite, en particulier avec le DRS, mais on peut également se faire surprendre assez facilement au freinage. Le T2 et le T3 mènent jusqu’au T4 situé en haut de la colline. C’est un autre endroit où l’on peut dépasser. Ensuite, on entre dans le deuxième secteur avec un enchaînement rapide très amusant avec les T5, T6 et T7. Le T10 nous projette dans une ligne droite avant d’attaquer le dernier secteur où le vent peut être fort. Enfin, il est important de bien ressortir du dernier virage pour bien se placer dans la ligne droite des stands.

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