Nico Hülkenberg: Schnitzels & Strudels

Sa petite erreur lui a coûté cher à Bakou, mais Nico Hülkenberg veut effacer cela et vise la gloire en Autriche...

L’Autriche est-elle un peu votre seconde course à domicile ?
Aujourd’hui, Monaco est plutôt mon épreuve à domicile puisque je loge chez moi durant le week-end. L’Autriche m’est néanmoins familière. L’événement est très accueillant, l’atmosphère très détendue et de nombreux fans allemands franchissent la frontière. Je suis donc presque à la maison. J’aime courir à Spielberg, notamment avec cette spectaculaire toile de fond formée par les Alpes... Sans oublier ce doux parfum du passé que j’affectionne tant.

Appréciez-vous la culture autrichienne ?
Il faut absolument s’arrêter pour un schnitzel ! C’est local et j’en raffole. Je recommande également le kaiserschmarrn, un dessert fantastique venu d’Autriche. J’adore ! Spielberg est au milieu de nulle part, il n’y a pas grand-chose autour, hormis des champs, des vaches et beaucoup de verdure. C’est très joli et pittoresque.

Comment est la piste ?
C’est un circuit court avec peu de virages. Néanmoins, attention aux fausses idées. C’est très difficile et technique, plutôt vallonné avec des descentes et des montées, et l’on y retrouve des courbes piégeuses qu’il faut parfaitement négocier. Cela semble facile sur le papier, mais ce n’est pas si simple d’y claquer un temps. C’est une question d’équilibre. Sur les virages à moyenne vitesse, il sera important de trouver le juste milieu pour être bien placé. L’an dernier, c’était fantastique d’être en première ligne. J’avais réussi à tout aligner en Q3... Dommage de ne pas avoir poursuivi le lendemain !

Comment résumez-vous Bakou ?
C’était un week-end compliqué. C’était une course folle, le genre de Grand Prix auquel on assiste qu’une fois tous les cinq ans. Pendant le drapeau rouge, nous étions sixièmes, tout se passait bien et nous profitions des erreurs des uns et des autres pour remonter. J’essayais de survivre et d’éviter les problèmes. Malheureusement, deux tours après l’interruption, j’ai mal jugé le T7 et j’ai touché le mur à l’intérieur. Cela a cassé le bras de direction et immédiatement mis un terme à mes efforts. C’était décevant puisque nous aurions certainement glané quelques points. Le sport automobile est toutefois ainsi et nous allons nous ressaisir et repartir de l’avant en Autriche.

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