Nico Hülkenberg : Stabiliser le navire

Au Mexique, Nico Hülkenberg a vogué vers la sixième place pour la deuxième fois de suite et a commencé à étendre son emprise sur le septième rang du Championnat Pilotes. L’Allemand se rend désormais à Interlagos, une piste lui évoquant de précieux souvenirs dans sa carrière en F1.

Pourquoi le Grand Prix du Brésil est-il si particulier ?
Le Grand Prix du Brésil est probablement mon préféré du calendrier. São Paulo possède une ambiance vraiment cool, folle en un certain sens, mais c’est ce que j’aime. Interlagos se situe dans une ville passionnée de sport automobile, dans un pays passionné de sport automobile comptant de fervents supporters. Tous les ingrédients sont réunis pour un week-end de course inoubliable.

Que dire du légendaire Interlagos ?
Interlagos est un circuit chargé d’histoire... De nombreux titres mondiaux s’y sont joués, mais également des moments marquants de la F1. On ressent toutes ces émotions sur un tour et c’est pour cela qu’il est vraiment à part. C’est peut-être pour cela aussi qu’il semble bien me réussir !

Le tour est court, mais intense au volant. Il y a beaucoup de défis à surmonter. Il tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, la nuque souffre et c’est un tracé assez physique sur le reste du corps comme la piste est bosselée par endroits. La confiance est la clé, notamment dans le secteur intermédiaire où l’on peut gagner énormément de temps.

Quels sont vos souvenirs du Grand Prix du Brésil ?
D’un point de vue personnel, Interlagos regorge de bons souvenirs. Le moment fort reste sans aucun doute ma pole position en 2010 alors que je débutais en F1. C’était génial, l’une de ces séances où tout s’assemble et où l’on réussit le tour parfait dans des conditions changeantes. Je ne l’oublierai jamais. En 2012, j’ai mené le Grand Prix du Brésil pendant trente tours. En y repensant, j’ai vraiment joué de malchance en manquant le podium. J’ai également mené la course un court instant en 2014. C’est un circuit où j’ai tendance à réaliser de belles performances, donc je vais tenter de prolonger la série cette année.

Que dire du Mexique après cette nouvelle sixième place en poche ?
Nous essayons toujours de tirer le meilleur de ce que nous avons à notre disposition et nous avons connu deux très bons week-ends de suite. C’était un Grand Prix très positif pour nous. La course était linéaire : gérer les pneus et faire en sorte que la stratégie à un seul arrêt fonctionne. Après l’abandon de Carlos, j’avais une marge confortable et nous n’avions plus qu’à nous assurer que l’équipe marque des points importants. Nous savons que les deux prochaines manches seront difficiles, mais le Brésil est toujours amusant et j’ai hâte d’être en piste pour consolider ma septième position chez les pilotes tout en contribuant à l’objectif de l’équipe, sceller le quatrième rang du côté des constructeurs.

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