Rémi Taffin: Retour au pays

Rémi Taffin a de bons souvenirs du Grand Prix de France. En 2005, celui qui était l’ingénieur de Fernando Alonso avait permis à l’Espagnol de s’imposer à Magny-Cours l’année du premier titre mondial de l’équipe. Treize ans plus tard, le directeur technique moteur vise de nouveaux succès à domicile.

Que connaissons-nous du Circuit Paul Ricard ?
Le Paul Ricard propose des secteurs véritablement différents, peut-être plus encore que tout autre circuit cette saison. Nous ne devrions pas nous attendre à trop de surprises et nous ne serons pas plongés dans l’inconnu. Il y a deux longues lignes droites et de gros freinages. À la fin de la ligne droite opposée, le virage de Signes devrait être négocié à plein régime, tout comme Copse à Silverstone. Les groupes propulseurs et les pilotes seront soumis à des forces extrêmes, mais cela ne devrait poser aucun problème, ni aux uns ni aux autres.

Quel est le verdict sur la spécification B du moteur apparue au Canada ?
Elle répond à nos attentes. Les six voitures motorisées par Renault ont reçu cette évolution au Canada. Elle a offert performances et maniabilité. Nous avions quatre monoplaces dans le top dix, dont une sur le podium, ainsi que le meilleur tour en course.

Y a-t-il d’autres développements prévus sur ce point ?
La spécification C est déjà sur les bancs de Viry. Nous arriverons très vite à son déploiement puisque les courses vont s’enchaîner rapidement avec notamment les trois prochains Grands Prix en trois semaines, une première en F1.

Quels sont vos meilleurs souvenirs du Grand Prix de France ?
C’est toujours un plaisir de disputer le Grand Prix de France en tant qu’entreprise française. Vous êtes chez vous, les spectateurs sont nombreux et le public est chaleureux. C’est un sentiment particulier, surtout lorsque l’on gagne. C’est ce que nous avons fait en 2005 avec nos fusées bleues et Fernando Alonso ! Nous y avons connu de superbes batailles pour la victoire, puisque c’était aussi le cas en 2004 entre Fernando et Michael (Schumacher). Cette fois, nous avions malheureusement perdu avec notre stratégie à trois arrêts contre quatre de leur côté ! Ce sont de beaux souvenirs, de beaux duels en piste et nous n’oublierons jamais la victoire en 2005. J’espère que nous aurons d’autres belles batailles en nous battant cette fois encore pour la plus haute marche du podium !

Quelle est l’ambiance à Viry avant cette course à domicile ?
C’est vraiment particulier. Ils se sentent vraiment liés à leur Grand Prix. Si l’on regarde où Viry se situe, nous sommes près de Paris. On pourrait alors dire que Spa est bien plus proche que ne l’est le Circuit Paul Ricard ! Néanmoins, cela reste notre pays et nous pouvons le ressentir puisque nous l’attendons tous avec impatience.

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