Renault R25 (2005)

À l’origine d’une première révolution technologique en F1 avec le moteur turbocompressé, Renault a récidivé avec le V10 atmosphérique propulsant les Williams et Benetton aux titres mondiaux entre 1992 et 1997.

Fin 1997, Renault décide de prendre du recul dans la discipline, mais les équipes de Viry-Châtillon planchent déjà sur un éventuel retour. En 2000, Renault rachète l’écurie Benetton installée à Enstone.

Rebaptisée Renault F1 Team dès 2002, l’association entre Enstone et Viry-Châtillon gravit progressivement les échelons en atteignant la plus haute marche du podium au Grand Prix de Hongrie 2003 et au Grand Prix de Monaco 2004, tant avec son moteur grand angle qu’avec son successeur plus traditionnel.

Dès 2005, l’objectif de Renault est clair : remporter officiellement le titre mondial. 
Giancarlo Fisichella et Fernando Alonso sont chargés de mener l’équipe à la consécration avec une R25 conçue pour répondre au nouveau règlement : une suspension avant innovante pour gérer l’interdiction des changements de pneumatiques, une aérodynamique optimisée et un moteur apte à courir deux Grands Prix d’affilée.

Avec un début de saison tonitruant sous l’impulsion de Fernando Alonso, Renault s’échappe rapidement au classement général malgré les velléités de Ferrari et McLaren.

En dépit de cette opposition de classe mondiale, Fernando Alonso ne fléchit pas et remporte, agé de 24 ans, son premier titre de champion du monde des pilotes en F1, Renault devenant pour sa part le premier constructeur généraliste de l’histoire de la F1 à réaliser le doublé pilote / constructeur !