Renault Spider (1995)

En pleine période de succès en Formule 1 avec ses V10, Renault fait le pari de la voiture sportive. Au début de la décennie, le concept car Laguna a exploré la voie d’un petit roadster à moteur central arrière.

En mai 1994, un premier prototype sort. Son dessin s’inspire alors de l’Alpine A220 Cévennes, un modèle de course à l’arrière tronqué pour les courses de rallye. La structure de la voiture est réalisée en aluminium afin d’abaisser le poids à 930 kg tandis que l’ensemble est mu par le moteur F7R introduit avec la Clio Williams.

La présentation officielle se fait salon de Genève en 1995. Renault créé alors l’événement avec son Spider à la silhouette fine, musclée, fluide et nerveuse qui dégage puissance et élégance à la fois. Sièges baquets, arceau, absence d’assistance de direction, d’ABS ou de chauffage traduisent un dépouillement destiné à le voir sur les circuits. Ce sera d’ailleurs le cas de sa version Trophy – reconnaissable à son arceau de sécurité et son moteur porté à 180 chevaux – au châssis ultraléger.

Efficace, le Spider offre les performances de l’A610 pour le poids d’une Twingo, sans nécessiter le budget d’une voiture de compétition. Les sensations sont fortes en accélération, freinage et tenue de route, ce qui séduit forcément les puristes, qui se plaisent alors à imiter d’autres voitures de prestige ayant eux aussi des portes qui s’ouvrent en élytre…

Si sa carrière prend fin au tournant du millénaire, le Renault Spider – produit en 2 versions, saute-vent et parebrise - conserve aujourd’hui son charme atypique ayant séduit tant d’amateurs de sportives en son temps.