Robert Kubica: Comme au bon vieux temps

Pour la première fois depuis plus de six ans, Robert Kubica a effectué son retour dans le cockpit d’une F1. Le 6 juin dernier, le Polonais a ainsi mené des essais privés avec Renault Sport Formula One Team au Circuit Ricardo Tormo de Valence.

Robert Kubica a accompli 115 tours avec l’E20 à moteur Renault V8, la monoplace exploitée par l’écurie en 2012.

Alors qu’il n’avait plus piloté de F1 depuis les tests d’avant-saison 2011, Robert est revenu sur cette expérience…

Comment était-ce de retrouver le volant d’une F1 ?
C’était un grand jour sur le plan émotionnel. Je me suis donné du mal pour y arriver. J’ai été longtemps éloigné du paddock et je voulais avant tout me tester après avoir connu des moments difficiles. Cela semblait impossible il y a quelques années, mais je n’ai jamais cessé de travailler. Au terme de la journée, mes sentiments étaient partagés. Je suis fier de ce que j’ai fait, mais cela me rappelle à côté de quoi je suis passé depuis l’accident.

Pensiez-vous qu’un éventuel retour serait possible ?
Je devais évidemment hausser mon niveau de jeu et trouver mes limites. J’avais l’envie et le besoin de retrouver le volant d’une F1, je savais donc que c’était possible. J’estimais être la personne la plus apte à en déterminer la possibilité. Il y a un an, j’y ai vraiment cru tout en sachant que je devais me préparer du mieux que je puisse et que cela serait long. J’étais à l’aise dans la monoplace, mais je devais prendre mon temps pour atteindre le rythme adéquat.

Comment était-ce sur le plan physique ?
Je m’en suis très bien tiré physiquement et je m’en réjouis. Il y a des souvenirs, des émotions… C’est un peu une revanche personnelle. Ce ne sont certes que des essais, mais je pensais que ce serait impossible il y a deux ou trois ans. Je voudrais remercier ceux qui ont rendu cela possible. J’espère qu’il s’agissait d’une belle expérience pour tout le monde et cela a peut-être rappelé des réminiscences de 2010 à certains !

Qu’est-il prévu à l’avenir ?
J’espère que c’est un nouveau départ. Je ne sais pas ce que le futur m’apportera, mais je sais qu’après plus d’un an de préparation pour ce moment, j’ai pu afficher un bon rythme et de la régularité dans des conditions difficiles, notamment avec les fortes températures en piste. Ce n’était pas évident après six ans, mais c’était une grande surprise. Je savais que je pouvais y arriver et je peux être satisfait. Renault a été le premier constructeur en F1 à me tester en 2005, j’ai apprécié cette nouvelle opportunité.

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