Work / Life: Pilote de Formule 1

Un jour dans la peau de…
Daniel Ricciardo

De quoi êtes-vous responsable ?
Je suis chargé d’extraire le maximum de la voiture dimanche ! Au-delà de ça, il s’agit de rendre l’équipe heureuse et fière tout en faisant le spectacle pour les fans. J’aime les dépassements osés, jouer des coudes et défendre de manière rugueuse tout en m’assurant de faire honneur aux efforts accomplis par tous pour que nous puissions applaudir pour les bonnes raisons.

Décrivez-nous votre journée type de travail…
Première étape : je suis plutôt enthousiaste au réveil le jour de course, car c’est enfin dimanche. J’ai parfois l’impression que la semaine ne cesse de nous chauffer pour que l’on soit fin prêts le jour J !

Deuxième étape : je prends un petit-déjeuner copieux. Je m’hydrate très tôt avec de l’eau, je me fais un bon repas, je me détends et je fais quelques étirements.

Troisième étape : je me rends au circuit, je réponds à quelques sollicitations médiatiques, j’assiste à des réunions avec les ingénieurs et les stratèges pour discuter de la course et de ses scénarios potentiels.

Quatrième étape : je m’étire à nouveau et je profite d’un peu de temps libre pour me faire un déjeuner simple à base de légumes.

Cinquième étape : pendant la parade, je peux autant me mêler aux autres pilotes ou m’isoler avec mon casque audio.

Sixième étape : je me mets en condition avant le départ avec de la musique pour rester concentré et entrer dans la zone. Je n’aime pas être dérangé à cet instant.

Septième étape : je trouve que la grille est le moment le plus cool de la course. Toute l’énergie est là. On peut y rencontrer des personnalités et célébrités tout en répondant à beaucoup de journalistes. Je mets mes écouteurs, je prépare une chanson pour ce jour précis et je l’écoute pour entrer dans la zone, danser et me lâcher. Puis les feux s’éteignent et les choses sérieuses commencent.

Huitième étape : après l’arrivée et les interviews, j’ai des réunions avec les ingénieurs et je me désaltère comme il le faut puisque nous sommes généralement déshydratés. Si c’est une manche en Europe, je rentre chez moi dans la soirée pour me refaire le film de la course et voir ce qui a marché ou ce que l’on peut améliorer.

Comment en êtes-vous arrivé là ?
J’étais très actif durant mon enfance. J’aimais le sport et je préférais toujours aller dehors plutôt que de jouer à la console à l’intérieur quand j’avais le choix.

Mon père a fait un peu de sport automobile plus jeune, donc je passais les week-ends à le regarder sur les circuits. Je suppose qu’il m’a transmis le virus. J’étais fasciné par le bruit et la vitesse. À l’école, les autres enfants faisaient du football ou du rugby, mais très peu de la course. C’était l’occasion d’être différent et j’adorais cela.

À partir de là, il y a eu le karting, la monoplace en Europe, puis la Formule 1.

Quel est votre meilleur souvenir ?
C’est toujours un sentiment particulier de s’imposer en F1, donc c’est formidable de l’avoir déjà vécu à sept reprises. La victoire de Monaco en 2018 était tout particulièrement satisfaisante.

Le pire aspect de votre travail ?
Toutes les séances photo ! En réalité, nous sommes plus souvent devant les objectifs qu’au volant ! On n’y pense pas plus jeune et l’on croit que l’on pilotera 90 % de notre temps. Au final, on y passe seulement 20 % et il faut savoir s’y adapter pour faire ce métier. La F1 n’est pas qu’un sport, c’est aussi un énorme business et c’est la règle du jeu !

Et le meilleur ?
Nous avons beaucoup de chance de pouvoir parcourir le monde et j’ai des amis qui adoreraient en faire de même. Nous pilotons les voitures les plus rapides de la planète dans de superbes endroits où il fait très beau la plupart du temps.

Comment relâchez-vous la pression ?
Je suis un grand fan de musique et j’aime découvrir de nouveaux artistes, de nouvelles chansons et aller à des concerts. J’aime également jouer au tennis, regarder du football australien et retourner au pays durant l’intersaison pour décompresser avec des amis.
 
Que faites-vous avant de vous coucher ?
J’écoute des podcasts... Et je m’endors presque comme cela tous les soirs. J’adore ça et c’est une façon de décrocher. Si j’ai certaines idées en tête, je vais lancer un podcast. Certaines personnes lisent avant de se coucher… Je préfère déconnecter de cette façon !
 

Si vous n’aviez pas ce travail, qu’auriez-vous fait ? De manière assez réaliste, je dirais le tennis. J’ai pratiqué beaucoup de sports quand j’étais petit et c’était ma deuxième discipline préférée. J’ai toujours apprécié les sports individuels où je pouvais avoir plus de responsabilités. J’aurais donc choisi de poursuivre la voie du tennis.

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